Ouistreham: Parlons des élèves et des réformes

Posté par paulbesombes le 17 juin 2008

 Réforme dans l’éducation : une communauté éducative pour dire les dangers qui menacent l’école publique

 

Le vendredi 13 juin la FCPE des écoles et collège de Ouistreham, fédération nationale des parents d’élève, a pris l’initiative de réunir la communauté éducative composée des parents, des enseignants, des élus et de tous ceux qui participent de la vie scolaire à une table ronde d’information et de débat sur les réformes actuelles engagées par Monsieur Darcos. Plus d’une vingtaine de participants ont débattu de l’école du primaire au lycée, de la réforme du temps scolaire et des programmes.

« L’école n’est pas une affaire d’individus, c’est une affaire de société, la réforme formalise des différences d’accès à l’éducation » défend un participant. La difficulté de l’élève qui pourra être montrer du doigt parce qu’il doit suivre des heures de classe en plus,  un semaine d’école qui risque de fatiguer encore plus les enfants, des programmes qui vont accentué les difficultés, des coûts supplémentaires pour les budgets municipaux, mais aussi un accompagnement éducatif qui crée des différences en désorganisant l’accès aux pratiques culturelles et sportives, pour ne citer que cela,  font partie des constats qui ont ponctué ce moment de rencontre. 

Tous s’accordent à dire que les raisons budgétaires ne peuvent justifier, même si cela semble facile à dire, des choix engagés. Sur tous les thèmes la tendance est à confondre la qualité avec la quantité. Madame De Monte (FSU), venue de Caen, insiste pour dire qu’il s’agit d’un choix politique que de vouloir retirer les moyens à l’école pour pénaliser ceux qui ont le moins. Il s’agit de retirer les moyens de la réussite éducative pour ensuite justifier des amputations budgétaires. Une phrase dite résume l’affaire : « quand on veux abattre son chien on dit qu’il a la rage ».

L’école n’est pas une garderie comme pourrait le laisser à penser la bataille actuelle du gouvernement pour le service minimum, elle accompagne les enfants comme élèves pour apprendre à devenir les citoyens de demain. Or la réforme, ne s’occupe ni de l’enfant, ni du temps pour apprendre. Les parents responsables ne sont pas dupent.

La formation professionnelle a été considérée comme la laissée pour compte préférant oublier les filières courte comme celle du BEP. La réforme du lycée inquiète aussi.

A l’issue de cette rencontre, la communauté éducative réunie s’est donné rendez vous lors d’une prochaine « nuit des écoles » pour rejoindre les 600 qui aujourd’hui a conduit les parents à occuper les locaux scolaires pour informer, convaincre encore plus de personnes des effets dévastateurs de la réforme sur l’avenir des enfants dans les écoles. Il ne faut pas que l’école se libéralise, elle doit rester un service public de qualité.

Paul Besombes

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