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L’internat dans un lycée des qualifications : Une cité qui accueille les élèves.

Posté par paulbesombes le 29 décembre 2009

Longtemps considéré comme une sanction par ses utilisateurs, l’internat doit devenir un outil de la démocratisation de l’accès au formation souvent éloignées du lieu d’habitation habituel des élèves. Sa finalité est sociale et pédagogique.

Alors que l’éloignement du domicile familiale représente un frein aux choix d’orientation, il offre aux familles la possibilité de réduire les temps de transport. En cela il représente un avantage qualitatif qui peut déterminer le choix des futurs élèves pour intégrer une filière générale, professionnelle ou technologique. Il est, à la fois une réponse au besoin de mobilité sur tout le territoire Bas Normand et une réponse aux effets indésirables qu’entrainent l’augmentation du temps scolaire sans apprentissage (temps de transport) pour la réussite de tous les élèves.

Il ne doit plus apparaître comme un lieu d’enfermement qui isole du monde extérieur sur le temps scolaire ; c’est pourquoi nous défendons l’idée d’une citée lycéenne qui offre tant par l’aménagement des espaces (architecture) que par l’organisation de son accueil une triple dimension à l’élève en tant qu’adolescent :

  • Une dimension individuelle en aménageant une organisation qui reconnaisse à l’élève la capacité à s’isoler. Cela se transcrit notamment dans la construction des chambres et des lieux de toilette mais pas seulement. Des espaces de travail individuel doivent être mis en place.

  • Une dimension collective en permettant à l’adolescent de s’inscrire dans une démarche de coopération et de co-activité (travail en équipe, foyers, restauration, citoyenneté…)

  • L’ouverture sur la vie locale en donnant la possibilité à chacun de participer à des activités culturelles et sportives sur site mais ouvertes à la présence d’élèves non internes. Chaque élève interne doit pouvoir se constituer un réseau de relations locales (lien avec les élèves, les associations, les administrations locales…)

La cité lycéenne doit prendre en compte le besoin de rencontre et de mixité sociale notamment en intégrant sur un seul lieu les élèves des filières générales, technologiques et professionnelles. Cela invite à reconsidérer la notion d’établissement scolaire. En effet, la réponsabilité des chefs d’établissement est un frein compte tenu des risques que peuvent encourrir les élèves mineurs pendant leur déplacement. Actuellement, en dehors de l’internat, ils relèvent de la responsablité familliale.

L’exemple de la cité universitaire peut conduire la construction d’une cité lycéenne qui offrira, sur un seul lieu, l’ensemble des infrastructures nécessaires à la vie commune: l’agora pour l’expression de la citoyenneté, le restaurant scolaire, à la fois lieu de restauration et lieu de convivialité, les équipements sportifs et culturelles, les espaces de travail individuel et collectif auxquelles s’ajoutent les centres de documentation et espaces numériques, ainsi que l’internat comme lieu de récupération.

Il s’agit là de construire la cité lycéenne comme structure d’intégration d’un lycée des qualifiactions. Cela est particulièrement valable pour les villes dans lesquelles sont présents les lycées d’enseignements généraux, technologiques et professionnel. Trop souvent cloisonnés, ils ne favorisent pas la rencontre des élèves  des différentes filières et par effet l’opportunité des passerelles entre filières. Cela pourrait représenter un atout majeur si la décision de construire un lycée des qualifications multisite (pour répondre aux exigences matérielles de l’enseignement professionnel) était prise.

Les moyens humains et financier doivent être à la mesure des objectifs d’accueil.

  • Le personnel d’encadrement (surveillant avec les compétences d’accompagnement et de pédagogie), les agents de la collectivité (entretien, lingerie, restauration,), les personnel de santé( infirmières et psychologues, les CPE des Lycée d’accueil s’associe pour donner à l’adolescent la possibilité des développer sa personnalité et son bien être dans un cadre collectif qui fixe les règles de vie en communauté.

  • Un conseil d’administration doit naître de cette collaboration et prendre en compte la voix des élèves ainsi que celle des parents. La gestion doit être concertée.

  • L’ouverture sur le monde de la cité lycéenne doit se matérialisé par un investissement massif sur les NTIC et sur le développement durable (à l’exemple du Poitou Charente). De la même manière, elle devra se doter d’outil d’évaluation des ressources pour s’adapter au demande d’accueil des élèves handicapés.

Les cités lycéennes non réservées aux grandes agglomérations doivent représenter pour le conseil régional un investissement sur l’avenir des jeunes. Leur construction peut limiter l’orientation subie vers l’apprentissage, dès le plus jeunes âges, et notamment vers l’apprentissage dans les structures privés. Leur accès doit être facilité pour les jeunes dont les familles disposent des ressources les plus faibles et qui sont les plus éloignés des structures d’accueil pour leur choix de formation. Elles doivent être perçues comme un facteur de démocratisation pour l’accès au lycée pour tous les habitants du territoire bas normand.

Cette proposition est une forme idéale qui ne prend pas en considération les problèmes de sécurisation des déplacement des élèves mineurs mais l’émergence d’un lycée des qualifications regroupant l’ensemble des filières (général, professionnel, technologique) permettrait de dépasser ce problème. L’idée de campus lycéen est sous entendue dans mes propos.

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