le PS propose une alernative qui dépasse les querelles d’homme.

Posté par paulbesombes le 27 août 2009

Mme Aubry : « Conduisons une offensive de civilisation ! C’est nécessaire et possible »

Publié dans Enjeux politiques | Pas de Commentaire »

Révision Constitutionnelle, l’iceberg qui cache le choix du sujet

Posté par paulbesombes le 29 juillet 2008

Aujourd’hui, comme tout citoyen défenseur de la République et de la Laïcité, je cherche à comprendre les raisons des mouvements qui concernent notre Constitution. Elle stabilise notre vivre ensemble et la toucher veut toujours dire « vivre ensemble autrement ». La révision constitutionnelle est donc un temps fort et la promulgation de nouvelle loi constitutionnelle (cliquez ici), ce 23 juillet,  a du sens. C’est ici mon propos.

Il ne s’agit pas d’argumenter l’augmentation du pouvoir du parlement, la nomination dans les commissions, l’importance du Président, déjà largement commentées dans la presse. L’intérêt consiste à comprendre comment cette révision, comme un projet global, va donner  les moyens  d’une modification profonde de la société française en transformant le préambule de la constitution. Je reviendrai pour cela sur la forme de la Révision et sur la volonté politique de faire de la discrimination positive une forme régulière d’expression de notre démocratie. S’il s’avérait  que le sujet l’emporte sur le citoyen  aurions nous de quoi nous en rendre compte avec cette révision?

D’abord parlons de la forme. Le Président de la République  a demandé à Madame Veil de conduire dans cadre d’un comité une réflexion pour modifier le préambule de la Constitution. L’objectif consiste à donner à la discrimination positive (cliquez ici)  et au droit subjectif une place à part entière dans notre vie publique au nom de la dignité voir en réponse à l’indignation ( cliquez ici). Dans la lettre de mission du comité Balaldur, il demande expressément une révision de la constitution (Cliquez ici) . Or pour revenir au sujet qui nous concerne, et en raison de l’article 89 de la constitution (avant modification), je m’étonne de la méthode.

Article 89: « L’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier Ministre et aux membres du parlement….. »

Je n’ai pas entendu la proposition du Premier ministre par contre je sais que ce fut une promesse de campagne électorale….

Cela n’engage que moi, mais ces constats annoncent bien que cette révision, et celle à venir, n’est le fait que d’un seul homme, le Président Sarkozy. Pour cela il appelle à son aide des figures emblématiques de la Nation et par là même légitime son action.

Il choisi la voie du congrès pour faire adopter la révision en ayant recours à  la voix président du l’assemblée Nationale (chose rarissime), qu’en aurait-il était s’il avait choisi la voix référendaire ? Pour rappel, changer l’énoncé de l’article 1er participe à changer le principe de la constitution, tous les citoyens auraient du avoir leur mot à dire. Cela est d’autant plus vrai que pour obtenir la majorité des 3/5, les modifications de dernier moment n’ont pu être portées à leur connaissance par leurs députés et sénateurs qui ont du voter dans l’urgence. 

Sur le fond, et toujours dans cette perspective globale qui associe la Révision qui vient de se produire et la modification à venir du préambule, je retiens la modification de l’article premier qui consacre la forme républicaine de notre Régime.

Avant la révision il disait

Art 1:  La France est une République indivisible laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la lois de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi constitutionnelle du 23 juillet ajoute: « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales »

Je ne comprends pas la constitutionnalité de cet article parce qu’il introduit dans le principe républicain la notion de catégorie et de quotas qui contredisent le préambule en ce sens qu’ils contreviennent à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789.

Art 6 de la Déclaration des Droits de l’homme: »La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leur représentant , à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que leurs vertus et de leur talent. »

Les mots parlent d’eux même, la citoyenneté revêt un caractère d’universalisme remis en cause en introduisant une distinction personnelle homme et femme alors même que la déclaration des droits de l’homme qui ne fait pas cette distinction garantit l’égalité d’accès. En plus le quota remplace l’égalité, le talent et la vertu.

Cela se comprend d’autant moins que, dans la partie Souveraineté, à l’article 3 de la constitution, la loi constitutionnelle n°99-569 du huit juillet 1999 avait déjà écrit ce qui fait la modification de l’article 1 par la loi du 23 juillet.

Art 3

  • La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

  • Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice

  • Les suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

  • Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs, des deux sexes, jouissant de leur droits civils et politiques.

  • La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions élective.

Ainsi donc, était il nécessaire de l’introduire dans le principe de la constitution, s’il ne s’agissait de faire prévaloir une catégorisation du citoyen français sous couvert de dignité dans l’exercice de responsabilités professionnelles et sociales?

La responsabilité professionnelle et sociale avait-elle besoin d’être précisée sachant que le préambule de la constitution précise lui même son attachement aux principes de souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis dans la Déclaration des Droits de l’homme de 1789 , confirmés et complétés par le préambule de la constitution de 1946 dont voici la présentation:

« Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.

Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République.

Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.

Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

La Nation proclame la solidarité et l’égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État.

La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple.

Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l’organisation et à la défense de la paix.

La France forme avec les peuples d’outre-mer une Union fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

L’Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l’arbitraire, elle garantit à tous l’égal accès aux fonctions publiques et l’exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus. »

On peut le lire, cela est déjà présent sans créer une catégorie subjective (l’homme et la femme ne sont pas seulement différents par le sexe, ils différent dans la perception qu’en a l’autre). Est il utile de préciser que le citoyen, a en possible tous les sexes, toutes les couleurs, toutes les origines, toutes les races, toutes les religions? Face à la loi, le citoyen n’est pas ni black, blanc, beure, ni femme, ni homme, ni homosexuel, ni handicapé, …. il est citoyen  et s’exprime dans la Nation en tant que tel.

La constitution ne fait pas de différence, par contre les lois fixent (article 34 de la constitution de 58) les règles concernant les droits civiques, les crimes et délits, les règlements interviennent sur ce qui n’est pas de la compétence de la loi. 

Enfin, revenons sur l’intention de modifier le préambule. Je crois que l’un des objectifs principaux de la révision était la modification de l’article 1er. En effet, l’article 89, impose que la révision soit conforme aux principes de la constitution. Introduire la notion de quota et de personne dans l’article 1er (Cette article avec le préambule fixe la philosophie politique de notre régime républicain) permettra plus tard de remettre en cause le recours à l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 et donc de la sortir du préambule. Dès lors, il sera plus confortable de remettre en cause l’attachement aux principes de souveraineté tels qu’ils sont définis dans le préambule de la constitution de 1946 en se justifiant par son inadaptation  à la société actuelle et par le nécessaire recours du droit de la personne à accéder au travail (remise en cause du droit du travail et de grève par extension: la loi favorise l’accès au travail). Cette méthode permettrait de sur-valoriser le droit subjectif  en en faisant un principe qui dépasse le droit objectif. Je veux ici pointer le projet global de révision constitutionnelle. 

Beaucoup parle du rôle du Parlement et de l’hyper présidentialisation, mais je crois qu’ils devraient s’attarder sur la volonté du Président de sortir du Principe Républicain de citoyenneté pour consacrée la personne comme valeur centrale de notre Nation. Cela a des conséquences lourdes parce ce que cette perspective crée de la discrimination, elle peux être positive mais aussi négative, cela dépend de l’objectif de celui qui commande l’exécutif. Favoriser le droit de la personne au droit du citoyen revient à remettre en cause l’intérêt général et le bien fondé des institutions pour livrer l’ensemble de la Nation à concurrence entre les hommes. Cela revient à créer les conditions d’un droit opposable toujours justifiable pour peu que la situation soulève l’indignation. Et cette indignation, il suffira que le Président convoque un congrès et s’adresse à lui pour lui donner une existence constitutionnelle ou encore que conformément à l’article 50-1 de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, sans engager sa responsabilité, cela se fasse à l’initiative du gouvernement:

Art 50-1: Devant l’une ou l’autre des assemblées, le gouvernement peut de sa propre initiative ou à la demande d’un groupe parlementaire au sens de l’article 51-1, faire sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat et peut, s’il en décide, faire l’objet d’un vote sans engager sa responsabilité ».

Avec cet article le parti politique du président ou du gouvernement peut faire légitimer par une assemblée l’indignation qu’il entend soutenir pour faire évoluer la loi….

Cela m’interpelle et vous…. 

Publié dans Enjeux politiques, Prise de position | Pas de Commentaire »

Le ateliers de la rénovation: un nouvel élan avec le pôle des reconstructeurs.

Posté par paulbesombes le 5 juin 2008

Les ateliers de la Rénovations se sont tenus Dimanche, à Paris. J’étais présents avec les 1000 socialistes qui ont décidé de se rassembler pour ouvrir autrement le débat du congrès qui se tiendra à Reims en novembre prochain. Ouvert à tous, ils ont permis de réaffirmer que la chose publique concernait plus les idées et les pratiques politiques que les personnes.

Les enjeux  actuels sont grands, le principal concerne notre volonté de créer les conditions du  »vivre ensemble ». Pour cela, il est apparu comme une évidence de placer la République, la Laïcité, l’égalité, et les services publics au coeur de nos débats. Il en va de même pour  l’ Europe que nous voulons politique et capable de faire converger  les exigences économiques, sociales et environnementales . Chacun s’est accordé à dire que la raison humaine devait l’emporter sur les raisons financières et que la réponse à la mondialisation passait, non seulement par un renforcement des instititions internationales,  mais aussi pas un contrôle plus efficace de la finance internationale. Nous étions tous convaincus qu’un rassemblement de toutes les forces républicaines de Gauche devait conduire nos actions.

Je suis sorti de l’université de la Rochelle, l’an dernier avec le sentiment que quelque chose de nouveau survenait. Je l’avais écrit sur ce blog,  j’entretenais l’ espoir de voir les socialistes mobiliser l’intelligence collective pour garantir le pacte Républicain. J’en ai douté un moment, mais aujourd’hui, je suis satisfait de constater notre capacité à réagir avec force. Non le Parti socialiste n’est pas un cadavre, il montre  qu’il est fort d’une conviction politique qu’on ne peut pas réduire à une une lutte entre personne. C’est cela la leçon à tirer de Dimanche, même si cela n’apparaît pas dans les médias. Certes il y aura de multiples contributions mais, au bout du compte, nous travailleront encore une fois ensemble pour le bien commun dans le cadre d’une République du progrès qui suit, pas à pas, mais pas au détriment et des hommes et des femmes qui font la force des nations, les évolutions de la société.

Notre parti est un parti réformiste qui doit prendre en compte les inégalités  territoriales et sociales ainsi que les nouvelles contraintes d’accès à la citoyenneté. Il doit sans cesse se doter de nouveaux outils pour maintenir le sens du bien commun, pour lutter contre toute discrimitation et injustice sociale  dans le but accoitre  fraternité et solidarité.

Lors du dernier congrès j’ai milité pour faire aboutir le projet des Républicains dans la motion « Rassembler à Gauche ». Aujourd’hui en cohérence je me retrouve auprès des amis de Laurent Fabius dans la volonté des reconstructeurs de mobiliser l’intelligence collective.

Le socialisme n’est pas une affaire d’individus, il est une affaire de société, une Société qui affirme qu’il n’y a pas de liberté sans égalité, qu’il n’y a pas d’ordre sans justice, qu’il n’y a pas de République sans l’égalité d’accès à l’éducation, à la santé, à la justice, à tout ce qui conditionne la citoyenneté. 

On le voit bien l’étendue des travaux à mener est importante parce que nous sommes confrontés à une société qui promeut les communautés, le droit opposable aux uns ou aux autres et même aux institutions, qui révise la place du travail dans l’économie, qui ne contrôle pas la finance,  qui tente de marchandiser le bastion de la République: L’école publique. Nous avons aussi réaffirmer notre combat pour la Laïcité.

Ainsi, s’ouvre le débat qui va orienter notre action pendant les trois prochaines années. Nous ne sommes pas les seuls à nous y engager. Il y a tous les républicains de gauches qui militent,  mais il y a surtout les hommes et les femmes qui doivent vivre en affrontement un environnement de plus en plus hostile. C’est pour eux que nous devons faire le bon choix et s’appropier les bons outils de la transformation sociale.

 

 

Publié dans Enjeux politiques, Prise de position | Pas de Commentaire »

Contre les suppressions de poste, contre le désengagement de l’Etat : Pour l’égalité d’accès de tous à l’Education

Posté par paulbesombes le 18 avril 2008

Mesdames et Messieurs les élus, les responsables de l’Education Nationale

L’école n’est pas une affaire d’individu, c’est une affaire de société. Nous voulons alerter votre conscience. Les raisons budgétaires doivent-elles autoriser la dégradation des conditions d’accès de tous à l’éducation ? Résolument non ! Il en va de notre avenir commun. Nous ne pouvons admettre une école qui crée des citoyens de 1ère, de 2ème ou de 3ème zone.

Les effectifs raisonnables dans les classes sont des facteurs de réussite éducative. La proximité entre les établissements d’enseignement et les lieux d’habitation des élèves aussi. Ils conditionnent l’accès à l’éducation au même titre que le principe de gratuité.

Ce qui est valable pour le primaire l’est aussi pour le secondaire. Une fermeture de classe, c’est plus d’élèves dans les autres classes. Plus il y a d’élèves, plus l’enseignement et l’accès à l’enseignement est difficile. L’autorité n’a rien à voir avec cela. Imaginez dans votre bureau la présence de 5 personnes de plus.

La fermeture d’établissement est synonyme de temps de transport supplémentaire pour les élèves et de coût supplémentaire pour les parents (transport en voiture, internat…). Mais c’est aussi pour l’enfant du temps d’école en plus. Imaginons la différence entre l’élève qui met 10 minutes pour rejoindre son collège et celui qui, après 10 minutes de marche, rejoint son bus dans lequel il passera 45 minutes pour arriver au même but. Au bout d’une semaine l’écart-temps « école sans apprentissage » est de [(55' (matin+soir) x 5 jours) - (10' (matin+soir) x 5jours)] soit 7h30, c’est à dire une journée supplémentaire ! C’est une source de discrimination car les parents qui en ont les moyens logent leurs enfants à l’internat, déménagent ou encore les inscrivent dans des écoles privées au frais du budget municipal, les autres font supporter cette différence à leur enfant.  Qu’en pensez-vous ?

Dans les collèges, il est prévu d’imposer des heures supplémentaires aux professeurs. Nous faisons appel à votre intelligence. 3 heures supplémentaires correspondent à la prise en charge d’une classe en plus avec un nouveau cours, un conseil de classe en plus, des devoirs et des copies à concevoir et à corriger en plus ? C’est du temps de fatigue en plus et de la disponibilité en moins. Nous vous demandons si tous les élèves pourront prétendre à la même qualité d’enseignement ?

« L’accompagnement éducatif 16H-18H » est encore une offre éducative différenciée imposée par le Gouvernement. Elle s’appuie non seulement sur des heures supplémentaires qui ne seront pas pourvues, mais aussi sur le travail des adultes dans les associations et l’argent du contribuable pour la commune. La communauté éducative ne doit pas supporter financièrement le désengagement de l’Etat. L’éducation des élèves doit se faire sur un temps unique identique pour tous, celui de l’école. C’est à l’état de garantir financièrement et humainement l’éducation en respectant le principe d’égalité. Est-ce les enfants des petites communes qui ont moins de moyens bénéficieront de moins d’éducation que ceux qui vivent dans une grosse agglomération ?

L’ensemble des propositions faites par le gouvernement légitiment et d’institutionnalisent des inégalités dans l’accès à l’éducation. Cela est inacceptable !!!

Pire encore cela fait la promotion des écoles privées au dépend des exécutifs locaux (donc de nous tous avec nos impôts) qui sont obligés de payer la note.

Les signataires de cette lettre se prononcent contre toute politique qui veut instituer un accès inégal à l’éducation sous prétexte de choix budgétaire. Notre école doit réaliser sa promesse d’égalité Républicaine : former les citoyens de demain. Nous vous appelons à user de toutes votre influence pour agir dans ce sens.

Contre les suppressions de poste, contre le désengagement de l'Etat : Pour l'égalité d'accès de tous à l'Education dans Education doc Lettre Pétition aux élus et aux Responsable de l’Education Nationale: Pour une égalité d’accès de tous à l’Education

Une fois signée cette lettre peut être remise en délégation aux élus (Maire, Président du Conseil Général, Président du conseil Régional, Député) mais aussi adressée au responsable de L’éducation Nationale (Chef d’établissement, Inspecteur, Recteur).

Publié dans Education, Enjeux politiques | Pas de Commentaire »

Politiques territoriales, choix de filière et insertion sociale

Posté par paulbesombes le 10 avril 2008

Ma campagne pour les élections cantonales de 2008 sur le canton de Saint-Sever, m’a conduit  à faire du développement  local de la filière bois un chantier  prioritaire. Deux éléments m’ont fondé à prendre cette décision : Le développement durable et l’économie solidaire.Cette filière permet l’exploitation des ressources naturelles du canton (Pays de bocage avec un large réseau de haies) et l’association des acteurs locaux.

Mon projet portait deux ambitions :

  • d’abord celle de pourvoir au chauffage des locaux communaux, écoles, crèches, garderies, piscines en réduisant les frais de fonctionnement des communes ;
  • ensuite celle d’associer les bénéficiaires du RMI à la collecte du bois de chauffe (formation et insertion active).

Cette clause d’insertion sociale était pertinente compte tenu des mission du conseil général pour l’insertion. Mais je crois que l’enjeu doit aller au delà. Elle doit concerner toutes les politiques d’essor économique, social et culturel des territoires ainsi que le développement durable.

J’appelle donc tous les élus socialistes, républicains du progrès à travailler dans ce sens pour les communes, les Départements, les Régions.

Publié dans Enjeux politiques | Pas de Commentaire »

signez la pétition pour la sauvegarde de la laïcité de la Répubique

Posté par paulbesombes le 7 avril 2008

Je vous appelle à signer cette pétition dont je reproduis le texte ci dessous. Nous vivons aujourd’hui des attaques directes du gouvernement à la Laïcité qui va financer l’école privée dans les banlieux. Le ministère de l’Education nationale s’apprête à dégager des budgets inhabituels pour favoriser l’essor de l’enseignement catholique dans les quartiers défavorisés!!! au nom de la mixité sociale. c’est pourtant le devoir de l’école publique, de l’école de la répubique. Aujourd’hui le gouvernement veut financer l’école privée sous contrat alors qu’il supprime un nombre de plus en plus important de classe dans nos écoles, alors qu’il supprime des emplois dans les collèges pour des heures supplémentaires qui ne pourront être satisfaites

Cela n’est pas acceptable, cela suffit!!!

En voici le texte et le lien pour signer la pétition en ligne


Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quels que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Signer la pétition , Cliquez ici

Publié dans Education, Enjeux politiques, Le saviez vous | Pas de Commentaire »

Reconstruire le PS pour changer la donne

Posté par paulbesombes le 30 mars 2008

Je sors donc d’une campagne électorale riche en apprentissage. J’en ai tiré deux conclusions. Il faut présent en permanence auprès des concitoyens pour comprendre les enjeux de la solidarité et de la justice sociale. Il faut aussi mailler l’ensemble des territoires et ne pas exclusivement se concentrer sur les pôles d’attractivité économique (même si leur développement conditionne le reste).  La proximité des militants avec les électeurs est essentielle si nous voulons revenir aux affaires.

Agir à gauche pour le bien commun a cette exigence: La présence de nos militants sur tout le territoire parce qu’elle permet connaître le quotidien de ceux qui subissent de plein fouet les effets d’un libéralisme accentués par la politique partisanne du gouvernement. Notre militantisme de terrain, quand nous aurons clarifié nos fondamentaux, permettra un rassemblement de toutes les forces de gauche et l’adhésion beaucoup plus massive de nouveaux militants. Nous devons créer une machine à battre la droite fondée sur les hommes, les territoires et l’exemplarité des actions engagées.

Nous avons à réaliser un travail de conviction qui s’appuie sur le convergence de notre discours et de nos pratiques. Le collectif doit l’emporter sur l’intérêt personnel. Le bien commun doit venir de la rencontre de la solidarité et de la justice sociale, pas de la satisfation des besoins individuels. 

Nous devons travailler ensemble, en nombre sur tout les territoires sans exlusive pour refonder une société de l’intégration contre celle de l’exclusion que dessine le capitalisme actuel. Nous avons à inventer de nouvelles politiques en s’adaptant aux évolutions permanentes qui résultent du développement économique sans nier nos valeurs fondamentales. Ainsi nous devons faire de la proximité un enjeu parce quelle nous permet une prise directe sur les effets produits. Le travail dans l’alcove n’est pas la solution. Nos élus doivent s’appuyer sur les militants comme source d’information, comme porte parole des citoyens qu’ils cotoient dans leur quotidien ou qu’ils rencontrent dans leurs actions militantes (porte à porte, rencontre sur les marché, dans les associations: il faut se donner les moyens d’aller vers nos concitoyens pour comprendre ce qu’ils vivent).

Finalement, il ne s’agit pas de designer un champoin. Il s’agit d’assurer notre vision de la chose publique, nos valeurs fondamentales et de mettre en conformité nos pratiques avec notre discours. Nous devons travailler ensemble et mettre en branle l’intelligence collective pour changer la donne.

à vos commentaires!!!!

Publié dans Enjeux politiques | Pas de Commentaire »

Le socialisme: la solidarité des territoires et la proximité.

Posté par paulbesombes le 26 mars 2008

Les campagnes cantonales et municipales ont révélé qu’il est plus facile de conquérir à gauche des territoires urbains que ruraux. Deux facteurs concourent à cette réalité.

  • La proximité dans les villes des habitants facilite le militantisme
  • L’éloignement et l’isolement de l’habitat dans les zones rurales rend difficile l’accès au concitoyen (distribution des tracts et porte à porte).

 La conséquence directe est une différence dans l’accès à l’information, qu’elle concerne le citoyen ou le militant socialiste, voir l’élu.

Quoiqu’il en soit les zones rurales, parfois dépeuplées, ont besoin des élus socialistes parce que la précarité y est plus rude. Le clientélisme de la droite y est plus préjudiciable. La solidarité et la justice sociale sont des nécessités plus fortes parce que l’isolement a des effets qui nuisent durablement à la vie en commun. C’est particulièrement vrai pour les déplacements, le traitement des personnes dépendantes à domicile, l’accès à l’éducation (école, collège, lycée), pour ne citer que cela.

Il faut investir les territoires ruraux même si la tâche est plus difficile. C’est à mon sens l’enjeu qui permettra en France de changer la donne : Faire passer notre pays d’une politique de droite dévastatrice pour ceux qui ont le moins à une politique de gauche solidaire.

Le militantisme doit être présent partout. Mon expérience m’a permis de comprendre comment procédait la droite, à couvert ou à découvert, pour garder le pouvoir dans un canton rural. Etre né ici est un argument majeur, il est le gage d’une notabilité qui attache plus d’importance à l’enracinement qu’à l’adaptation aux évolutions de la société.  La notabilité y reste importante parce que les républicains du progrès, homme de gauche, sont moins présents. 

La solution consiste à se faire connaître en allant à la rencontre des habitants. C’est ce que font le maire et les conseillers municipaux quand ils sont élus. C’est ce que doit engager le parti socialiste en accompagnant en permanence et en mobilisant ses militants dans les zones rurales. Il y a à cela un double enjeu la reconquête des territoires et l’équilibre des territoires. Pour mener à bien cette ambition, il faut que les militants deviennent des relais d’information terrains pour ceux qui ont à gérer les solidarités locales. Ils doivent notamment être les portes parole de ceux qui vivent là où ils habitent.

Le maire est le premier acteur des solidarités locales. Le conseiller général le porte parole des hommes et des territoires, le conseiller régional, le stratège. Tous ensembles, ils doivent garantir l’équilibre des territoires par souci de solidarité et de justice sociale. Tout cela mérite des relais à tous les niveaux pour informer des effets produits sur le quotidien de tous les habitants du territoire. Enfin, est-il nécessaire de préciser que la fiscalité sert à gérer la solidarité des hommes et des territoires. Il faut se donner les moyens de mesurer les effets produit en permanence. Contrairement à ce que pensent les technocrates, c’est dans la proximité que cette mission est réalisable.

La République du progrès a besoin de relais de proximité pour comprendre et agir pour le bien commun.

J’en appelle à une organisation politique qui promeut un militantisme actif, un maillage du territoire juste et efficace. Trouvons ensemble des solutions pour un socialisme conquérant.

Publié dans Enjeux politiques | Pas de Commentaire »

La formation permanente pour changer de civilisation : l’Eurogroupe allié de Sarkozy.

Posté par paulbesombes le 4 janvier 2008

La mondialisation structurée par les puissances économiques a besoin de changer les choses. Elle semble aller de soi, mais des hommes agissent par le discours pour la rendre incontournable. L’enjeu :rendre l’Economie autonome, l’abstraire de sa raison sociale.

Je veux ici revenir sur un article du Monde du 1 er Janvier 2008. Le traité de Lisbonne reconnait l’Eurogroupe. L’Eurogroupe, qui était déjà inscrit dans le traité de constitution européenne rejeté par la voix référendaire en France, regroupe les ministres des finances des 15 Pays de la zone euros (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce, Slovénie, Autriche, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Finlande, Irlande enfin Chypre et Malte).

Ainsi, je retiens plusieurs citations du protocole annexé au traité de Lisbonne et je vous en donne lecture. Les ministres dans l’Eurogroupe agissent :

-se réunir « entre eux de manière informel »

- discuter des questions liées « aux responsabilités spécifiques qu’ils partagent en matière de monnaie unique ».

-« développer une coordination sans cesse plus étroite des politiques économiques dans la zone euro ».

-« prévoir des dispositions particulières pour un dialogue renforcé entre les Etats Membres dont la monnaie est l’Euro en attendant que l’euro devienne la monnaie de tous les Etats Membre de l’Union Européenne »

-« renforcer la coordination et la surveillance de leur discipline budgétaire »

-« élaborer pour ce qui les concernent les orientations de politique économique…et …à en assurer la surveillance »

Est-il utile de préciser que les Etats membres de l’Union Européenne désireux d’intégrer l’Eurogroupe doivent obtenir l’aval de ceux qui en font déjà parti. (le libre engagement peut devenir sous certaines conditions de la servitude volontaire…)

Nous le voyons ici ; et cela est vrai pour toute communauté territoriale d’importance, l’unité cache un principe : l’essor économique. L’enjeu consiste pour la zone euro comme, à une autre échelle, pour la communauté d’agglomération à rendre la règle de la plus value récurrente à l’art de vivre ensemble. Le moyen utilisé c’est le discours politique.

La politique, comme parole en action transforme, la manière de vivre ensemble grâce au symbole même de l’unité territoriale : l’Euro. Le changement de société est initié par quelques hommes qui ont le pouvoir de signer des Traités (voir aussi de les ratifier : l’élite éclairée dans ce cas). Ils agissent directement sur le quotidien de ceux à qui ils s’adressent. A partir d’une règle de fonctionnement initiée par ceux là même, la société se transforme en changeant spontanément sa propre règle. Il s’agit là du principe de « la formation permanente » qui conduit désormais l’évolution du capitaliste. Cela n’a rien à voir avec un citoyen maître de sa destinée.

Le système utilise ses ressources pour changer la société.  Il faut reconsidérer sous cette angle ce que nous dit un président de la République quand il en appelle, comme il la déjà fait dans sa lettre aux éducateurs, à « une politique de civilisation » …  « à une nouvelle renaissance »…

Je suis attentif à ces propos et je pense que la République que j’appelle de mes vœux doit se doter des outils qui redonneront du sens au vivre ensemble. Il faut lutter contre cette nouvelle civilisation qui exclut tous ceux qui ne participent pas du discours normalisé par la mondialisation. Il faut que l’intelligence collective s’active et que les républicains du progrès forment et informent pour que les citoyens reprennent la main sur leur destiné. Si le discours des puissants, si peu nombreux, peut changer le monde, par nos pratiques nous changerons ensemble le cours des choses pour réhabiliter l’homme et la citoyenneté.

Plutôt que de dire ce qu’il faut faire asseyons nous tous autour de la table (par petit groupe dabord, puis de plus en plus nombreux …) et posons la question sans réponse à priori du comment faire pour changer les choses. Opposons la question du savoir vivre ensemble à la formation permanente de l’économie.

Paul Besombes

Publié dans Economie, Enjeux politiques, Europe, Prise de position | Pas de Commentaire »

La TVA Sociale de retour au Sénat : Servitude des uns contre la liberté de tous.

Posté par paulbesombes le 20 novembre 2007

Je viens de lire l’article du Monde du « Ecofrictions CSG Contre TVA sociale » paru dans l’édition du 13 novembre. Il est dit en substance que les Sénateurs de la commission des finances préfère taxer la consommation plutôt qu’augmenter les impôts sur les personnes. C’est une philosophie de la chose publique qui s’affronte à celle des membres de la commission des affaires sociales qui préférent une augmentation de la CSG.  

Ils invoquent les uns et les autre un risque inflationniste. Dans les faits, les deux courants de pensée ont raison. C’est deux actions pénalisent le pouvoir d’achat de ceux qui consomment. Elles pénalisent la consommation parce qu’actuellement l’ensemble des ressources des ménages sont consacrées à la consommation pour vivre. L’épargne n’est plus à l’ordre du jour. 

En d’autre circonstance, taxer la consommation où les revenus du travail pourrait devenir une solution pour financer la solidarité nationale. Mais aujourd’hui les Français qui seraient touchés par ces dispositions seraient placé dans une logique de survie qui n’est pas supportable du point de vue de la fraternité qui conduit l’esprit Républicain. Un désordre sociétal s’installerait. 

C’est donc sur d’autres voies qu’il faut chercher la solution. En théorie le capitalisme est une pratique qui pénalise une catégorie de la population mondiale. Il en va de même, sur leur territoire, pour les pays qui font partie des grandes puissances économiques. Il est contraint d’agir dans le sens de la non violence et d’obtenir pour être pérenne l’adhésion de ceux qui supportent ses effets. Des régulations s’impose sauf pour le monétarisme qui est une forme particulière du capitalisme. 

D’une manière générale le capitalisme se soucie des hommes qui produisent la richesse, le monétarisme prétend que l’économique est autonome. Seul les flux financiers sont déterminants, le capital humain est une immobilisation qui nuit à la fluidité du marché. C’est à cette version du capitalisme que nous avons souscrit en élisant Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. C’est cette version que défendent ceux qui le soutiennent dans son projet de société. 

L’un des principes fondateurs de la libre concurrence comme support du capitalisme est celui de la solvabilité de la demande. La demande est solvable quand celui qui achète un bien est en mesure de régler sur le champ le prix de la chose acquise. Cela est de moins en moins la règle. L’endettement se généralise à tous de l’Etat au simple concitoyen. Il est un report de la solvabilité et ne garantit pas l’indépendance du demandeur. Nous sommes actuellement confrontés à une nouvelle forme de servitude lié au développement du crédit : l’assujettissement librement consenti. 

Pour revenir au sujet de notre exposé. La taxe sur la consommation correspond à une augmentation du niveau de l’assujettissement de ceux qui consomme le plus, de ceux qui consomment pour vivre. Cette violence va à l’encontre de l’Esprit du Capitalisme. Plus encore, il va à l’encontre des principes républicains de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Loin de corriger les effets pervers du capitalisme, elle les accentue. 

Tous les citoyens ne sont pas dotés des mêmes moyens pour participer de la solidarité nationale.
La République ne peut consacrer une réforme fiscale qui contribue à limiter les libertés de certains au profit d’autres. 

Une contrainte s’impose pour la programmation financière : le préalable de la solvabilité. Le gouvernement et le législateur ne peuvent diminuer l’espace des libertés des citoyens en augmentant leur niveau de servitude même si c’est librement consenti. Il faut donc qu’il demande le financement de la solidarité national à ceux qui disposent des moyens suffisants pour satisfaire une demande solvable. 


La Taxe sur la consommation n’est donc pas la voie à suivre. La taxer sur la plus value semble plus adapté au même titre que la limitation du potentiel des niches fiscales. Nous avons bel et bien affaire ici à une affaire idéologique qui pose comme principe de favoriser les uns contre l’intérêt général. 

À Méditer!!! 

Publié dans Economie, Enjeux politiques | Pas de Commentaire »

12
 

mauritanie20 |
Vers la 6eme république ! |
Poletudiant |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | l'avenir vue par un militan...
| LCR Section Calaisienne
| THE DODIBLOG