L’annonce de la création de l’agence de remplacement des profs suit la méthode du gouvernement :

Posté par paulbesombes le 14 août 2009

  1. Structurer son action sur un discours : L’Éducation Nationale est aujourd’hui incapable de satisfaire les besoins des français en matière d’organisation de la vie scolaire. Il faut innover pour plus d’efficacité.
  2. Créer l’événement : la suppression massive des postes d’enseignants contraint les Inspecteurs d’académie à répartir au mieux les moyens dont le ministère les a dotés. Ils réduisent l’effectif de leur brigade de remplacement pour maintenir des classes dans les écoles. Les remplacements pour les absences maladie de longue durée ne peuvent pas être effectués. Chatel lance le Débat dans une interview sur RTL …
  3. Susciter l’indignation : Il n’est pas pensable de laisser des élèves sans enseignants sur une longue durée. Chacun a les mêmes droits à l’éducation.
  4. Construire la critique sociale : les médias sur-valorisent l’information en transformant les faits divers en événements. L’impression de généralité est impulsée. Une réponse nationale est attendue. Ici, la critique s’exprime sous la forme : l’Éducation n’assure pas son obligation de continuité du service public, il faut innover pour palier à cette insuffisance.
  5. Le gouvernement formule une proposition isolée: ici la création de l’agence qui pourtant vient compléter le SMA, les cours à la télé pour palier à la grippe A, le chèque scolaire avec la loi Carle, les EPEP, le plan « banlieue ».

 

Expliquer la méthode, c’est montrer la cohérence du projet. A mon sens, c’est un enjeu pour mobiliser l’opinion publique. Nous serons d’autant plus crédibles que nous construirons des réponses qui correspondent à chacune de ces étapes en montrant leur imbrication.

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Lien social et citoyenneté

Posté par paulbesombes le 13 août 2009

La question du lien social devient incontournable quand la société ne garantit plus à chacun des conditions de vie acceptables. La citoyenneté est remise en cause quand les conditions d’accès à l’éducation, au logement, à la formation, au travail ou encore à la santé et à la culture ne sont plus garanties à tous de la même façon.

C’est que nous voyons lorsque les jeunes entrant sur le marché du travail connaissent le chômage durable; l’impossibilité d’accéder au logement ou encore l’isolement dans un quartier. Les systèmes de solidarité issus du front populaire et de la reconstruction après guerre, les symboles forts qui unissaient les plus défavorisés ont laissé place à des politiques d’intégration sociale qui s’adressent à des individus singuliers avec des parcours différents et confrontés à une multitude de domaine sociaux. Nous avons perdu nos symboles (enfin, pas nous les militants du Parti Socialiste, mais cela suffit-il). Rien n’est stable, tout bouge en permanence, l’incertitude est notre quotidien.

Le nouveau, c’est l’individualisation qui détruit parfois le lien social dans une société qui veut que chacun deviennent un individu livré à lui-même et maître de son destin. Le réseau apparaît alors comme la médiation la plus favorable. S’il est fort tout va bien, s’il est faible l’exclusion et l’inégalité apparaisse. Ainsi pour survivre, l’individu est censé recréer autour de lui un cercle qui va lui permettre de filtrer et d’organiser sa vie au milieu de relations de plus en plus nombreuses et de plus en plus épisodiques.

Face à la politique d’une droite décomplexée qui n’hésite plus à justifier ses choix politiques en montrant du doigt les uns ou les autres, notre enjeu réside dans notre capacité à faire de la citoyenneté le socle qui conduit toutes nos décisions. C’est le sens que nous donnons à la construction du lien social.

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Luc Chatel donne des cours à la télé et crée l’évenement : une méthode pour promouvoir l’école libre.

Posté par paulbesombes le 12 août 2009

Est-il pensable de se servir de la grippe A que l’on qualifie de pandémie pour créer un événement qui pourrait permettre par la suite de justifier le recours à l’éducation libre ? Comment un jeune élève peut-il apprendre sans le maître ? Même les adultes, plus autonomes, dans leurs apprentissages éprouvent des difficultés pour le e-learning (qui n’a rien à voir avec une émission de télé).

Est que tous les élèves ont le même niveau de compréhension au même moment de l’année ? Le rythme des enseignements sont-ils les mêmes pour toutes les classes d’un même niveau sur tout le territoire ?

L’école publique obligatoire gratuite et laïque est un patrimoine commun, un lieu de vie et d’apprentissage qui met en relation des enseignants et des élèves. Elle n’a rien à voir avec une télé froide qui distille une information sans se soucier de celui qui la regarde.

Sans l’école comme lieu de vie commune pour apprendre et devenir citoyen, l’apprentissage de la citoyenneté dans une République « Liberté, Egalité, Fraternité » est une théorie. Seul un lien vertical unit tous les individus à la République, le lien horizontal pourtant essentiel à la citoyenneté n’a plus d’incarnation.

J’espère que cette initiative ne servira pas de prétexte pour banaliser l’éducation à la maison.

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La crise économique: Les solutions de la Gauche ne sont pas celles de la droite

Posté par paulbesombes le 26 novembre 2008

Je laisse ici la parole à Laurent Fabius parce qu’il sait dire à quel point la Crise que nous vivons actuellement est d’abord une crise politique et sociale: la volonté d’accroître la profitabilité hors de toute proportion acceptable par ceux qui vivent du fruit de leur travail. La bataille sur les solutions doit aborder les réponses internationales en imposant l’idée que l’épargne est nécessaire et qu’accroitre l’endettement n’est plus envisageable . Elle se doit de placer le projet de civilisation soutenu par l’Europe au coeur de la scène internationale parce qu’il offre une alternative à l’impéralisme des toutes puissances  parce qu’il permet une refondation du multéralisme . Elle doit aussi remettre en cause nationalement les propositions clientélistes du gouvernement pour donner plus de moyen à ceux qui consomment pour vivre (augmentation des salaires et des retraites ). Retennons parmis les dispositifs à mettre en place cette proposition de créer des Comités Départementaux de l’emploi dirigés par les préfet . Enfin, dans ce discours, Laurent Fabius montre l’essentiel en parlant de l’autocratie de notre président en en utilisant la formule « Gouvenement du président, par le président, pour le président ». Nous devons réflechir au moyen de réhabiliter notre constitution qui dit « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Méditons sur nos moyens d’actions, il y a urgence!!!  http://www.dailymotion.com/video/k6HTk7YM5ulClWQlFC

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Révision Constitutionnelle, l’iceberg qui cache le choix du sujet

Posté par paulbesombes le 29 juillet 2008

Aujourd’hui, comme tout citoyen défenseur de la République et de la Laïcité, je cherche à comprendre les raisons des mouvements qui concernent notre Constitution. Elle stabilise notre vivre ensemble et la toucher veut toujours dire « vivre ensemble autrement ». La révision constitutionnelle est donc un temps fort et la promulgation de nouvelle loi constitutionnelle (cliquez ici), ce 23 juillet,  a du sens. C’est ici mon propos.

Il ne s’agit pas d’argumenter l’augmentation du pouvoir du parlement, la nomination dans les commissions, l’importance du Président, déjà largement commentées dans la presse. L’intérêt consiste à comprendre comment cette révision, comme un projet global, va donner  les moyens  d’une modification profonde de la société française en transformant le préambule de la constitution. Je reviendrai pour cela sur la forme de la Révision et sur la volonté politique de faire de la discrimination positive une forme régulière d’expression de notre démocratie. S’il s’avérait  que le sujet l’emporte sur le citoyen  aurions nous de quoi nous en rendre compte avec cette révision?

D’abord parlons de la forme. Le Président de la République  a demandé à Madame Veil de conduire dans cadre d’un comité une réflexion pour modifier le préambule de la Constitution. L’objectif consiste à donner à la discrimination positive (cliquez ici)  et au droit subjectif une place à part entière dans notre vie publique au nom de la dignité voir en réponse à l’indignation ( cliquez ici). Dans la lettre de mission du comité Balaldur, il demande expressément une révision de la constitution (Cliquez ici) . Or pour revenir au sujet qui nous concerne, et en raison de l’article 89 de la constitution (avant modification), je m’étonne de la méthode.

Article 89: « L’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de la République sur proposition du Premier Ministre et aux membres du parlement….. »

Je n’ai pas entendu la proposition du Premier ministre par contre je sais que ce fut une promesse de campagne électorale….

Cela n’engage que moi, mais ces constats annoncent bien que cette révision, et celle à venir, n’est le fait que d’un seul homme, le Président Sarkozy. Pour cela il appelle à son aide des figures emblématiques de la Nation et par là même légitime son action.

Il choisi la voie du congrès pour faire adopter la révision en ayant recours à  la voix président du l’assemblée Nationale (chose rarissime), qu’en aurait-il était s’il avait choisi la voix référendaire ? Pour rappel, changer l’énoncé de l’article 1er participe à changer le principe de la constitution, tous les citoyens auraient du avoir leur mot à dire. Cela est d’autant plus vrai que pour obtenir la majorité des 3/5, les modifications de dernier moment n’ont pu être portées à leur connaissance par leurs députés et sénateurs qui ont du voter dans l’urgence. 

Sur le fond, et toujours dans cette perspective globale qui associe la Révision qui vient de se produire et la modification à venir du préambule, je retiens la modification de l’article premier qui consacre la forme républicaine de notre Régime.

Avant la révision il disait

Art 1:  La France est une République indivisible laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la lois de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi constitutionnelle du 23 juillet ajoute: « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales »

Je ne comprends pas la constitutionnalité de cet article parce qu’il introduit dans le principe républicain la notion de catégorie et de quotas qui contredisent le préambule en ce sens qu’ils contreviennent à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789.

Art 6 de la Déclaration des Droits de l’homme: »La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leur représentant , à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que leurs vertus et de leur talent. »

Les mots parlent d’eux même, la citoyenneté revêt un caractère d’universalisme remis en cause en introduisant une distinction personnelle homme et femme alors même que la déclaration des droits de l’homme qui ne fait pas cette distinction garantit l’égalité d’accès. En plus le quota remplace l’égalité, le talent et la vertu.

Cela se comprend d’autant moins que, dans la partie Souveraineté, à l’article 3 de la constitution, la loi constitutionnelle n°99-569 du huit juillet 1999 avait déjà écrit ce qui fait la modification de l’article 1 par la loi du 23 juillet.

Art 3

  • La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

  • Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice

  • Les suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

  • Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs, des deux sexes, jouissant de leur droits civils et politiques.

  • La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions élective.

Ainsi donc, était il nécessaire de l’introduire dans le principe de la constitution, s’il ne s’agissait de faire prévaloir une catégorisation du citoyen français sous couvert de dignité dans l’exercice de responsabilités professionnelles et sociales?

La responsabilité professionnelle et sociale avait-elle besoin d’être précisée sachant que le préambule de la constitution précise lui même son attachement aux principes de souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis dans la Déclaration des Droits de l’homme de 1789 , confirmés et complétés par le préambule de la constitution de 1946 dont voici la présentation:

« Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine, le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés. Il réaffirme solennellement les droits et libertés de l’homme et du citoyen consacrés par la Déclaration des droits de 1789 et les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République.

Il proclame, en outre, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l’homme.

Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d’asile sur les territoires de la République.

Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances.

Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l’action syndicale et adhérer au syndicat de son choix.

Le droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent.

Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises.

Tout bien, toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence.

La Nation proclame la solidarité et l’égalité de tous les Français devant les charges qui résultent des calamités nationales.

La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État.

La République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international. Elle n’entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n’emploiera jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple.

Sous réserve de réciprocité, la France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l’organisation et à la défense de la paix.

La France forme avec les peuples d’outre-mer une Union fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion.

L’Union française est composée de nations et de peuples qui mettent en commun ou coordonnent leurs ressources et leurs efforts pour développer leurs civilisations respectives, accroître leur bien-être et assurer leur sécurité.

Fidèle à sa mission traditionnelle, la France entend conduire les peuples dont elle a pris la charge à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ; écartant tout système de colonisation fondé sur l’arbitraire, elle garantit à tous l’égal accès aux fonctions publiques et l’exercice individuel ou collectif des droits et libertés proclamés ou confirmés ci-dessus. »

On peut le lire, cela est déjà présent sans créer une catégorie subjective (l’homme et la femme ne sont pas seulement différents par le sexe, ils différent dans la perception qu’en a l’autre). Est il utile de préciser que le citoyen, a en possible tous les sexes, toutes les couleurs, toutes les origines, toutes les races, toutes les religions? Face à la loi, le citoyen n’est pas ni black, blanc, beure, ni femme, ni homme, ni homosexuel, ni handicapé, …. il est citoyen  et s’exprime dans la Nation en tant que tel.

La constitution ne fait pas de différence, par contre les lois fixent (article 34 de la constitution de 58) les règles concernant les droits civiques, les crimes et délits, les règlements interviennent sur ce qui n’est pas de la compétence de la loi. 

Enfin, revenons sur l’intention de modifier le préambule. Je crois que l’un des objectifs principaux de la révision était la modification de l’article 1er. En effet, l’article 89, impose que la révision soit conforme aux principes de la constitution. Introduire la notion de quota et de personne dans l’article 1er (Cette article avec le préambule fixe la philosophie politique de notre régime républicain) permettra plus tard de remettre en cause le recours à l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 et donc de la sortir du préambule. Dès lors, il sera plus confortable de remettre en cause l’attachement aux principes de souveraineté tels qu’ils sont définis dans le préambule de la constitution de 1946 en se justifiant par son inadaptation  à la société actuelle et par le nécessaire recours du droit de la personne à accéder au travail (remise en cause du droit du travail et de grève par extension: la loi favorise l’accès au travail). Cette méthode permettrait de sur-valoriser le droit subjectif  en en faisant un principe qui dépasse le droit objectif. Je veux ici pointer le projet global de révision constitutionnelle. 

Beaucoup parle du rôle du Parlement et de l’hyper présidentialisation, mais je crois qu’ils devraient s’attarder sur la volonté du Président de sortir du Principe Républicain de citoyenneté pour consacrée la personne comme valeur centrale de notre Nation. Cela a des conséquences lourdes parce ce que cette perspective crée de la discrimination, elle peux être positive mais aussi négative, cela dépend de l’objectif de celui qui commande l’exécutif. Favoriser le droit de la personne au droit du citoyen revient à remettre en cause l’intérêt général et le bien fondé des institutions pour livrer l’ensemble de la Nation à concurrence entre les hommes. Cela revient à créer les conditions d’un droit opposable toujours justifiable pour peu que la situation soulève l’indignation. Et cette indignation, il suffira que le Président convoque un congrès et s’adresse à lui pour lui donner une existence constitutionnelle ou encore que conformément à l’article 50-1 de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, sans engager sa responsabilité, cela se fasse à l’initiative du gouvernement:

Art 50-1: Devant l’une ou l’autre des assemblées, le gouvernement peut de sa propre initiative ou à la demande d’un groupe parlementaire au sens de l’article 51-1, faire sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat et peut, s’il en décide, faire l’objet d’un vote sans engager sa responsabilité ».

Avec cet article le parti politique du président ou du gouvernement peut faire légitimer par une assemblée l’indignation qu’il entend soutenir pour faire évoluer la loi….

Cela m’interpelle et vous…. 

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Le ateliers de la rénovation: un nouvel élan avec le pôle des reconstructeurs.

Posté par paulbesombes le 5 juin 2008

Les ateliers de la Rénovations se sont tenus Dimanche, à Paris. J’étais présents avec les 1000 socialistes qui ont décidé de se rassembler pour ouvrir autrement le débat du congrès qui se tiendra à Reims en novembre prochain. Ouvert à tous, ils ont permis de réaffirmer que la chose publique concernait plus les idées et les pratiques politiques que les personnes.

Les enjeux  actuels sont grands, le principal concerne notre volonté de créer les conditions du  »vivre ensemble ». Pour cela, il est apparu comme une évidence de placer la République, la Laïcité, l’égalité, et les services publics au coeur de nos débats. Il en va de même pour  l’ Europe que nous voulons politique et capable de faire converger  les exigences économiques, sociales et environnementales . Chacun s’est accordé à dire que la raison humaine devait l’emporter sur les raisons financières et que la réponse à la mondialisation passait, non seulement par un renforcement des instititions internationales,  mais aussi pas un contrôle plus efficace de la finance internationale. Nous étions tous convaincus qu’un rassemblement de toutes les forces républicaines de Gauche devait conduire nos actions.

Je suis sorti de l’université de la Rochelle, l’an dernier avec le sentiment que quelque chose de nouveau survenait. Je l’avais écrit sur ce blog,  j’entretenais l’ espoir de voir les socialistes mobiliser l’intelligence collective pour garantir le pacte Républicain. J’en ai douté un moment, mais aujourd’hui, je suis satisfait de constater notre capacité à réagir avec force. Non le Parti socialiste n’est pas un cadavre, il montre  qu’il est fort d’une conviction politique qu’on ne peut pas réduire à une une lutte entre personne. C’est cela la leçon à tirer de Dimanche, même si cela n’apparaît pas dans les médias. Certes il y aura de multiples contributions mais, au bout du compte, nous travailleront encore une fois ensemble pour le bien commun dans le cadre d’une République du progrès qui suit, pas à pas, mais pas au détriment et des hommes et des femmes qui font la force des nations, les évolutions de la société.

Notre parti est un parti réformiste qui doit prendre en compte les inégalités  territoriales et sociales ainsi que les nouvelles contraintes d’accès à la citoyenneté. Il doit sans cesse se doter de nouveaux outils pour maintenir le sens du bien commun, pour lutter contre toute discrimitation et injustice sociale  dans le but accoitre  fraternité et solidarité.

Lors du dernier congrès j’ai milité pour faire aboutir le projet des Républicains dans la motion « Rassembler à Gauche ». Aujourd’hui en cohérence je me retrouve auprès des amis de Laurent Fabius dans la volonté des reconstructeurs de mobiliser l’intelligence collective.

Le socialisme n’est pas une affaire d’individus, il est une affaire de société, une Société qui affirme qu’il n’y a pas de liberté sans égalité, qu’il n’y a pas d’ordre sans justice, qu’il n’y a pas de République sans l’égalité d’accès à l’éducation, à la santé, à la justice, à tout ce qui conditionne la citoyenneté. 

On le voit bien l’étendue des travaux à mener est importante parce que nous sommes confrontés à une société qui promeut les communautés, le droit opposable aux uns ou aux autres et même aux institutions, qui révise la place du travail dans l’économie, qui ne contrôle pas la finance,  qui tente de marchandiser le bastion de la République: L’école publique. Nous avons aussi réaffirmer notre combat pour la Laïcité.

Ainsi, s’ouvre le débat qui va orienter notre action pendant les trois prochaines années. Nous ne sommes pas les seuls à nous y engager. Il y a tous les républicains de gauches qui militent,  mais il y a surtout les hommes et les femmes qui doivent vivre en affrontement un environnement de plus en plus hostile. C’est pour eux que nous devons faire le bon choix et s’appropier les bons outils de la transformation sociale.

 

 

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La formation permanente pour changer de civilisation : l’Eurogroupe allié de Sarkozy.

Posté par paulbesombes le 4 janvier 2008

La mondialisation structurée par les puissances économiques a besoin de changer les choses. Elle semble aller de soi, mais des hommes agissent par le discours pour la rendre incontournable. L’enjeu :rendre l’Economie autonome, l’abstraire de sa raison sociale.

Je veux ici revenir sur un article du Monde du 1 er Janvier 2008. Le traité de Lisbonne reconnait l’Eurogroupe. L’Eurogroupe, qui était déjà inscrit dans le traité de constitution européenne rejeté par la voix référendaire en France, regroupe les ministres des finances des 15 Pays de la zone euros (Portugal, Espagne, France, Italie, Grèce, Slovénie, Autriche, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays Bas, Finlande, Irlande enfin Chypre et Malte).

Ainsi, je retiens plusieurs citations du protocole annexé au traité de Lisbonne et je vous en donne lecture. Les ministres dans l’Eurogroupe agissent :

-se réunir « entre eux de manière informel »

- discuter des questions liées « aux responsabilités spécifiques qu’ils partagent en matière de monnaie unique ».

-« développer une coordination sans cesse plus étroite des politiques économiques dans la zone euro ».

-« prévoir des dispositions particulières pour un dialogue renforcé entre les Etats Membres dont la monnaie est l’Euro en attendant que l’euro devienne la monnaie de tous les Etats Membre de l’Union Européenne »

-« renforcer la coordination et la surveillance de leur discipline budgétaire »

-« élaborer pour ce qui les concernent les orientations de politique économique…et …à en assurer la surveillance »

Est-il utile de préciser que les Etats membres de l’Union Européenne désireux d’intégrer l’Eurogroupe doivent obtenir l’aval de ceux qui en font déjà parti. (le libre engagement peut devenir sous certaines conditions de la servitude volontaire…)

Nous le voyons ici ; et cela est vrai pour toute communauté territoriale d’importance, l’unité cache un principe : l’essor économique. L’enjeu consiste pour la zone euro comme, à une autre échelle, pour la communauté d’agglomération à rendre la règle de la plus value récurrente à l’art de vivre ensemble. Le moyen utilisé c’est le discours politique.

La politique, comme parole en action transforme, la manière de vivre ensemble grâce au symbole même de l’unité territoriale : l’Euro. Le changement de société est initié par quelques hommes qui ont le pouvoir de signer des Traités (voir aussi de les ratifier : l’élite éclairée dans ce cas). Ils agissent directement sur le quotidien de ceux à qui ils s’adressent. A partir d’une règle de fonctionnement initiée par ceux là même, la société se transforme en changeant spontanément sa propre règle. Il s’agit là du principe de « la formation permanente » qui conduit désormais l’évolution du capitaliste. Cela n’a rien à voir avec un citoyen maître de sa destinée.

Le système utilise ses ressources pour changer la société.  Il faut reconsidérer sous cette angle ce que nous dit un président de la République quand il en appelle, comme il la déjà fait dans sa lettre aux éducateurs, à « une politique de civilisation » …  « à une nouvelle renaissance »…

Je suis attentif à ces propos et je pense que la République que j’appelle de mes vœux doit se doter des outils qui redonneront du sens au vivre ensemble. Il faut lutter contre cette nouvelle civilisation qui exclut tous ceux qui ne participent pas du discours normalisé par la mondialisation. Il faut que l’intelligence collective s’active et que les républicains du progrès forment et informent pour que les citoyens reprennent la main sur leur destiné. Si le discours des puissants, si peu nombreux, peut changer le monde, par nos pratiques nous changerons ensemble le cours des choses pour réhabiliter l’homme et la citoyenneté.

Plutôt que de dire ce qu’il faut faire asseyons nous tous autour de la table (par petit groupe dabord, puis de plus en plus nombreux …) et posons la question sans réponse à priori du comment faire pour changer les choses. Opposons la question du savoir vivre ensemble à la formation permanente de l’économie.

Paul Besombes

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Le lien contre la satisfation des besoins. A vous de parler

Posté par paulbesombes le 21 novembre 2007

Je veux ici lancer un chantier d’envergure. Je pense qu’il est temps pour tous les républicains du progrès de mettre en cohérence leurs pratiques et leur discours. Il faut clarifier la notion de solidarité. Elle nait de la rencontre de l’égalité et de la fraternité et a pour vocation la liberté.

Le constat actuel est le primat de la satisfaction des besoins.  Créer du lien est chose difficile. C’est tellement vrai que certains hommes et femmes de Gauche préfèrent mettre en place des prestations pour répondre aux besoins des plus démunies plutôt que de tisser du lien autour d’un projet qui associe les bénéficiaires à l’obtention de l’aide qui leur est apportée.

Je lance le débat, à vos plumes.

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Un Régime de retraite spéciale : l’inégalité au nom de la République.

Posté par paulbesombes le 3 octobre 2007

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.

Avant de quitter le perchoir, le président de l’assemblée de l’époque, maintenant président du conseil constitutionnel, M Jean Louis DEBRE, a fait voter une loi qui permet aux députés non réélus de s’assurer un chômage ou une retraite bien paisible.

  •  A l’issu de son mandat un député (non réélu):

Touche indemnité  6952 euros Brut ce qui correspond à son indemnité mensuelle d’activité de mandat pendant 5 ans soit 417 120 euros au total sur 5ans. Elle est inconditionnelle.

  • A l’issue des 5 ans d’indemnités, les députés non réélus

percoivent une allocation «  à vie » correspondant à 20 % de ce traitement : soit 1390 euros par mois.

Le vote est intervenu avant la pause parlementaire, quand les candidats à la présidentielle défendaient l’idée de faire des économies pour rétablir les finances publiques.

La proposition a été adoptée par tous les députés de l’époque. Les média n’ont pas informé les Français par peur, sans doute de soulever une indignation méritée. Pourtant ceux sont bien eux qui règlent  la note avec leur impôt.

 

Cette loi discrédite ceux qui ont à se prononcer sur les régimes spéciaux des retraites. Comment peut-on être partie prenante d’un dispositif et avoir le recul nécessaire à la décision ?

Je veux poser cette question à M. Debré, Président du conseil constitutionnel,  qui par les compétences qui lui incombe devrait pouvoir statuer.

A méditer !!!!!!!

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Ne pas laisser le gouvernement instituer l’école Privée: un enjeu pour la République.

Posté par paulbesombes le 24 septembre 2007

 

Alors même que le gouvernement tente à nouveau d’imposer le financement de l’école privée aux collectivités territoriales, et notamment à la commune, je veux rappeler quelques fondamentaux. Je veux aussi poser les quelques questions qui permettront de mieux comprendre les enjeux actuels.

-Penser l’école de la République, c’est pensé l’objectif qu’elle se fixe.

  • Est-ce que l’école sert à satisfaire un besoin particulier? Doit-on consommer de l’éducation comme tout autre produit?

  • L’École est-elle le socle qui unit tous les citoyens? Est elle le lieu d’apprentissage de la citoyenneté?

-L’école privée c’est, même sous contrat, la mise place de l’autonomie des établissements avec la concurrence qu’elle peut engendrer.  Alors, devons nous instituer un rapport économique  pour ce qui fonde l’unité territoriale(la Nation)?

-L’école c’est le bien de tous au service de tous. Elle est financée par l’argent public parce qu’en France nous avons choisi la solidarité. Nos impôts servent à financer une mission de service public, pas l’intérêt particulier, qu’il se présente sous une forme ou une autre.

Il faut repenser l’usage des fonds publics des collectivités pour l’éducation. Cela va bien puisque des socialistes dirigent une grande partie des Conseils régionaux qui statuent pour les Lycées. Ils dirigent aussi certains conseils généraux qui s’occupent de la vie des collégiens.

Une question me semble être d’actualité: Doit on redistribuer des aides aux élèves inscrits dans des structures sous contrat (l’argent public sert, par dérivation l’intérêt particulier)?

-Les collectivités doivent faire le lien entre politique éducative et l’aménagement du territoire. Ils doivent prendre en compte que le lieu d’habitation est la plus souvent le lieu de vie des enfants des ménages les plus démunis. Ainsi le programme de développement des formations (professionnel ou autre) doit prendre en considération cette réalité pour répondre à l’exigence d’égalité républicaine. Il faut aussi penser au maintien des collèges sur tout le territoire avec une offre d’options suffisantes, en nombre, pour ne pas obliger les enfants à quitter leur lieu de vie habituel.

-La présence et l’utilité des structures privées se justifient régulièrement par défaut. L’offre de structure et de formation doit plus prendre en compte le lieu d’habitation des populations qui actuellement sont obligés pour rester dans la course de suivre celles qui ne vivent pas où elles habitent. (des familles qui n’ont pas les ressources nécessaires sont obligées de placer leur enfant dans des internats trop coûteux pour leurs moyens).

-Enfin, les écoles privées ne se justifient que parce que l’Etat et les collectivités ne garantissent pas l’accès de tous les habitants du territoire à l’éducation. On parle là de discrimination déguisée.

La tentative du gouvernement d’actualiser le décret d’application de l’article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 2004, (au bénéfice de l’enseignement privé) est lourde de conséquence en matière de Gestion municipale. Pour rappel, cette mesure, oblige les communes à verser le forfait communal à l’école privée choisie par les parents dans une autre commune.

Je vous invite donc à signer la pétition du « Collectif pour la promotion et la défense de l’école publique de proximité«  pour « l’abrogation de l’article 89 et pour un débat sur le rapport public privé« 

Ne pas laisser le gouvernement instituer l'école Privée: un enjeu pour la République. dans Education pdf Petition pour l’abrogation de l’article 89

 

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