Parents d’élèves: Sortir de l’isolement pour mieux défendre l’école de nos enfants

Posté par paulbesombes le 1 août 2009

572 écoles rattachées chacune à son collège de secteur (64 pour le département) constituent le réseau scolaire du Calvados. De chez soi, elles semblent isolées les unes des autres, mais cela n’est pas le cas. Ceux qui connaissent le fonctionnement de l’éducation nationale le savent bien. La cohérence existe notamment quand l’inspection académique répartit les moyens pour la carte scolaire, réduit les capacités d’accueil des plus jeunes en maternelle ou met en œuvre la semaine de 4 jours.

Les directives ministérielles sont applicables partout, parfois au dépend de la vie locale. L’enveloppe départementale attribuée à l’inspecteur académique décide du maintien ou de la suppression de classe, voir d’une école si la commune accepte. L’accueil des plus jeunes dans les maternelles est conditionné. La réforme des 4 jours induit une adaptation de l’accueil périscolaire et associatif des communes.

Les parents d’élèves, représentés dans les conseils des écoles et des collèges, sont consultés pour avis. La FCPE est l’organisation majoritaire dans le secondaire, elle est sous représentée dans le primaire. Pourtant ses adhérents sont régulièrement informés de l’actualité et connaissent leur rôle à jouer dans la vie scolaire.

Souvent actives, les associations non affiliées n’ont qu’une vision locale, elles agissent en conséquence. Incapables de coordonner leurs actions au delà de leur école, elles ne sont pas reconnues au niveau départemental, régional et National. Implanter la FCPE dans les 572 écoles du Calvados, avec ses parents informés et convaincre tous les parents de son efficacité présentent un enjeu.

L’isolement dans un contexte purement local et l’ignorance de ce qui se passe en général dans l’éducation empêchent les parents de faire entendre leur voix pour la défense de l’école gratuite publique et laïque. L’école primaire est déterminante pour l’avenir scolaire de tous les enfants. Y animer un conseil local ou le créer, y représenter les parents dans le conseil  doit devenir un objectif.

A la rentrée, la défense de l’école maternelle contre la création des jardins d’éveil, une adaptation du temps scolaire au temps de l’enfant, une vigilance sur les suppressions de classes inopportunes, une attention particulière aux réformes du collège doivent soutenir les actions locales est départementales. C’est pour cette raison qu’il est important, plus aujourd’hui qu’hier, de se fédérer autour de la FCPE.

Publié dans Education | Pas de Commentaire »

Questions de formation… tout au long de la vie

Posté par paulbesombes le 16 juillet 2009

AU moment où la formation tout au long de la vie et la sécurisation des parcours professionnels fait débat, je pose quelques questions.

  • La formation tout au long de la vie peut et doit elle être considérée comme un droit fondamental?
  • Quel est le socle commun de connaissance à constituer dans la formation initiale pour donner à chacun la possibilité de se former tout au long de la vie?
  • Comment accompagner les parcours de formation de tous les bénéficiaires ?
    • Mode de financement
    • Définitions des actions de formation
  • Faut il continuer à raisonner en terme de publics ou prendre en considération les parcours individualisés et pourquoi?
  • Comment permettre aux personnes les moins favorisées culturellement, socialement et économiquement  de suivre des formations capables de leur ouvrir les portes de l’emploi durable?
  • Comment organiser et promouvoir le principe de codécision dans les entreprises (publiques et privées) pour la mise en oeuvre du DIF?
  • Comment organiser un service public de l’orientation tout au long de la vie, doit-il être lié à l’emploi ou englober toutes les situations de vie?
  • Que penser de la création d’un guichet unique de l’emploi, de l’orientation et de la formation?
  • Les stratégies d’entreprise sont elles aujourd’hui les meilleurs outils pour construire les parcours de formation des salariés (que dire des plans de formation pour le public et le privé sachant qu’ils privilégient régulièrement la formation des plus diplômés).
  • La formation doit elle trouver ses financements dans la redevance ou dans l’impôt?
  • La formation doit elle rester lié ou sortir du code du travail et pourquoi (attention au préambule de la constitution de 46)?
  • Comment insérer les dispositifs de la formation dans le service public de l’emploi (régionalisation)?·     
  • Quelle place dans l’université pour la formation tout au long de la vie ?
  • Comment gérer l’alternance pour qu’elle débouche dans tous les secteurs sur une embauche pérenne (Lutter contre l’alternance comme variable d’ajustement)?
  • Comment conditionner l’attribution des financements et des marchés aux entreprises de formation pour s’assurer des bonnes pratiques mise en oeuvre (responsabilité sociale des entreprises)?
  • Se pose aussi la question du financement massif des entreprises privées (dont on ne maîtrise ni les objectifs ni le fonctionnement) au service de l’intérêt général; comment réguler le marché de la formation sous financement public?
  • L’accès à la formation est aussi une source d’inégalité que le service public doit combattre. Comment faire?
  • Pour la formation tout au long de la vie, doit on parler de service public ou de puissance publique (sécuriser les parcours professionnels).
  • Concernant le développement territorial de la formation : est ce que le rattachement de l’apprentissage à un lycée des métiers ou des qualifications (qui regrouperait toutes les filières professionalisantes de formation initiale sur un site unique) est une nécessité pour rétablir une égalité dans l’accès à la  formation continue?

Publié dans Formation tout au long de la vie | Pas de Commentaire »

Apprendre dès 2 ans…

Posté par paulbesombes le 15 juillet 2009

Apprendre ou Garder ? La question est posée à Luc Chatel, remplaçant de Xavier Darcos, pour qu’il clarifie son ambition. Elle ne se pose pas à Madame Morano qui veut satisfaire les besoins des familles avec ses « Jardins d’éveil ». L’Education Nationale a, en effet, une autre vocation : former les citoyens de demain. Elle est centrée sur l’enfant et son avenir.Le temps de l’école est un temps d’apprentissage qui dote l’enfant des outils de langage et de compréhension nécessaire pour « vivre ensemble », aujourd’hui dans le milieu scolaire, et demain en général. Il n’est pas un temps de garderie qui consisterait à le placer sous l’autorité d’un adulte, sans compétences éducatives ou pédagogiques, aux seules fins d’éviter qu’il se retrouve livré à lui même.

En France, la loi d’orientation de 89 fixe cette règle : « les enfants français et étrangers peuvent être accueillis à la maternelle à 3 ans, ils peuvent également être admis dans la limite des places disponibles, s’ils atteignent l’âge de 2 ans au jour de la rentrée ». L’intention est claire : Garantir l’égalité d’accès au langage et au vivre ensemble dans le milieu scolaire sur la période la plus favorable à leur apprentissage, quelque soit les réalités familiales d’origine.

Aujourd’hui, profitant de l’argument « dans la limite des places disponibles », le Ministère retire les moyens humains et pédagogiques du bon accueil éducatif dans les écoles maternelles en supprimant des postes. Ainsi, il justifie localement de son incapacité à accueillir les 2-3 ans. Il impose en substitution les Jardins d’éveil.

Pourtant, l’efficacité de l’accueil prioritaire des 2 ans dans les ZEP (Zone d’éducation prioritaire) est reconnue. Il valorise une meilleure intégration scolaire (accès au langage, lutte contre l’échec et socialisation de l’enfant). Les parents, associés au dispositif, comprennent le rôle pédagogique et éducatif de l’école.

Pourtant des classes passerelles, issue d’une collaboration entre la commune, le conseil général et l’Education Nationale existent pour un passage en douceur entre le milieu familial et l’école maternelle. Elles offrent un cadre adapté aux enfants, à leur âge, à leurs besoins et à leurs rythmes. Là encore, l’implication est sollicitée et un lien fort est créé avec les partenaires éducatifs. Il repose sur la collaboration et l’encadrement parallèle d’un enseignant et d’un éducateur.

La FCPE dit non aux Jardin d’éveil proposés comme substitut inapproprié à l’école maternelle et aux dispositifs performants qui existent déjà. Apprendre n’est pas garder, c’est faire grandir les enfants, leur donner le langage et les outils de compréhension pour faire réussir tous les élèves.

Publié dans Education | Pas de Commentaire »

Le discours de la formation dans l’entreprise

Posté par paulbesombes le 9 juillet 2009

« On ne travaille plus aujourd’hui comme travaillait hier, les choses ont bien changées » constate la vendeuse d’un grand magasin. « On nous demande toujours plus d’efficacité pour faire le travail et notre magasin doit s’adapter en permanence à ce que font les autres au risque de disparaitre », lui répond son manageur. Il ajoute, « si on ne travail plus aujourd’hui comme hier, c’est parce que notre client est devenu plus exigeant et que les attentes de notre direction est fixée par des actionnaires encore plus exigeants ».

En trente ans, le monde du travail a connu d’importantes mutations ; Elles concernent les efficacités « interne » et « externe » de l’entreprise ; Elles transforment la relation au travail, d’abord dans la perception qu’en ont les acteurs de vie économique ensuite dans le lien qui unit les salariés aux objectifs de l’entreprise. Elles aboutissent aujourd’hui à une exigence de profitabilité qui s’abstrait des contraintes de production et qui, dans le même temps, agit pour revisiter les modes d’organisation du travail.

Plusieurs éléments viennent décrire cette nouvelle organisation du travail. Le pouvoir réel, celui du maintien sur le marché, se trouve en dehors des murs de l’entreprise. Les décideurs accumulent du profit et vivent entre eux sans être accessibles et n’ont plus de lien concret avec ceux qui produisent les richesses par le travail physique et intellectuel. Les gouvernements d’entreprise remplacent les patrons. Il n’y a plus d’incarnation du pouvoir. Les directeurs et les manageurs ont perdu de leur puissance pour devenir les instruments malléables d’un capitalisme patrimonial dont le seul objectif est d’augmenter toujours plus l’étendue des profits. Les salariés sont contraints à suivre une société du travail qui promeut le changement au jour le jour. L’entreprise doit s’adapter en permanence et minimiser la place et le rôle des hommes qui font sa réussite. Les salariés sont devenus interchangeables et les entreprises se savent jetables.

Sur les marchés, sous couvert de modernité et de mondialisation, se cache un système de croyance qui fait primer l’économie sur le social, l’efficacité financière sur l’humainement acceptable, le consommateur sur le travailleur. La finance internationale devient autonome et tente de gouverner les pays. Et parallèlement à ce système de croyance, les experts qui s’en font les portes parole, justifient par le discours les pratiques du nouvel ordre économique. La nécessaire croissance économique envahie désormais tous les espaces de vie.

Une telle évolution modifie l’organisation du travail et pose questions. Comment en est on arrivé là ? Qu’est ce qui permet d’y maintenir un équilibre acceptable. Faut-il chercher à la comprendre comme un fait social, au sens ou le présente Durkheim, comme une action significativement orientée (au sens de l’individualisme méthodologique) ou comme une forme de socialisation déterminée par la rencontre des hommes et des femmes dans un environnement particulier ?

Dans le Capitalisme tout est immanence. Tout est du dedans, tout est le produit du travail des hommes entre eux. C’est donc dans cette perspective qu’il va nous falloir chercher.

 

Qu’il faille au moins une question

 

A l’origine, plusieurs constats. Le premier concerne le quotidien des acteurs de l’entreprise. Il révèle que ni le salarié qui produit, ni le manageur qui pilote, ni le PDG qui dirige en se fiant aux orientations adoptée par le conseil d’administration n’ont l’assurance de se maintenir dans l’emploi. Injonction leur est faite : ils doivent en permanence se demander comment agir pour garder leur place, s’interroger sur la pertinence de leurs actions et se demander si elles répondent précisément aux critères d’efficacité des acteurs de pouvoir. Seules les attentes économiques des investisseurs ou actionnaires majoritaires président au maintien de la personne dans son emploi. Derrière cette nouvelle disposition acceptée se cache une idée récurrente : il ne s’agit plus de faire plus, mais de faire mieux ; un objectif : satisfaire des exigences éloignées du quotidien de l’entreprise (celles des personnalités morales, des actionnaires, du client).

Le deuxième concerne le lien entre la typologie des relations sociales de l’entreprise et le système économique qui domine les marchés. La réussite du capitalisme réside actuellement dans sa capacité à limiter les immobilisations de capital dont fait partie sa masse salariale ; toutes les masses financières doivent être replacées sur le marché et l’innovation permanente (produit, processus, management) est devenue le gage de sa réactivité. Cette nouvelle contrainte partagée et acceptée par les entreprises conditionne nécessairement l’organisation du travail et produit des effets directs sur la définition de leur efficacité interne.

Les entreprises s’adaptent en permanence aux flux du marché et cela a des conséquences directes les attentes et l’évolution du contrat de travail. Arrêtons-nous un instant sur l’adaptabilité d’une entreprise qui recourt principalement à des contrats de travail à durée indéterminé. Permanent, ses contrats figent l’acquisition de nouvelles compétences parce qu’ils la soumettent au niveau de qualification antérieurs des salariés. Toutes les évolutions possibles s’envisagent alors dans le cadre d’un plan de formation contraint par la nécessité de prendre en considération leur bonne volonté.

Une alternative est possible : embaucher de nouvelles personnes pour s’enrichir de leurs compétences. Cette solution présente un risque financier. Plus réactive en matière de délais, elle oblige, en France, à garder tous les personnels une fois le contrat signé pour la durée du dit contrat. Ces embauches augmentent la masse salariale pour toutes la durée d’un CDD, au moins, et réduit donc la possibilité de replacer sur le marché les sommes immobilisées pour provisionner les salaires, que le travail crée plus de richesse ou non. Par ailleurs, le temps n’ont productif d’intégration représente, dans ce cas, un coût supplémentaire. Ces embauches peuvent pénaliser le budget des entreprises quand elles sont accompagnées de licenciements. Si, cette perspective offre la possibilité d’un renouveau du parc des compétences, elle n’offre pas pour autant de réelles conditions de rebond et augmente temporairement la masse salariale. Cette alternative ne peut durablement augmenter l’efficacité financière sur le Marché.

« Budgétiser et financer des formations » pour adapter les salariés offre une réelle opportunité pour l’adaptation permanente au besoin du marché. Cette solution permet de contourner l’impossibilité de recourir à des contrats de mission qui pourtant pourraient permettre d’intégrer de nouvelles compétences sans avoir à financer leurs évolutions. Si elle augmente momentanément les immobilisations de capital et créer même un surcout, elle permet de générer l’innovation qui va produire des nouvelles opportunités sur le marché.

Le dernier constat concerne la stratégie des entreprises. L’efficacité de l’organisation pour satisfaire les exigences de l’efficacité sur le marché reconnait dans le discours des experts deux choix : La généralisation du recours à des emplois de courte durée, du type contrat de mission, ou l’anticipation sur les besoins stratégiques de compétence (GPEC ou gestion par les compétences). Le marché impose sa loi, mais en France les entreprises ne disposent pas de contrat de mission. Il leur faut donc envisager une solution qui intègre qualifications professionnelles et incitation des salariés à se former. Très concrètement, la loi, notamment pour le droit individuel à la formation, se place dans cette dynamique. Elle impose à l’entreprise l’obligation de former dans la codécision tous ses salariés, mais elle n’oblige pas formellement le salarié à se former. Le législateur n’est pas allé jusqu’au bout de son intention, la démarche devant rester implicite.

Ces constats, un peu abrupt, interrogent la convergence des deux dimensions de l’efficacité de l’entreprise :

F     L’Efficacité de l’entreprise pour l’entreprise (efficacité interne).

F     L’Efficacité de l’entreprise pour le Marché (efficacité externe)

Comment l’une et l’autre s’imbriquent pour maintenir l’équilibre social alors même que les contraintes sont fortes et qu’elles pourraient soulever une indignation irréversible.  Quel est donc la nature et la forme du projet qui unis toutes les parties prenantes de l’organisation du travail dans ce processus qui condamne l’humain à suivre les préceptes abstraits de l’économiquement acceptable ?

Immobiliser un minimum de capital pour replacer l’ensemble des ressources de l’entreprise sur le marché, tel est le gage de l’efficacité externe. Elle se déplace du champ économique vers le champ financier. La recherche de la profitabilité se substitue à la recherche de la rentabilité. Elle devient permanente[1].

L’efficacité interne se construit en réponse aux exigences de compétitivité. Elle demande à chacun de prendre en charge la recherche des meilleures voies pour éviter les immobilisations superflues de capital (le capital humain en faisant partie). L’adaptabilité et la flexibilité des ressources humaines et technologiques sont les facteurs principaux du développement. Tous doivent souscrire à cette vision de l’organisation et se montrer responsables, adaptables. Il n’est pas rare d’entendre un chef de service demander à un salarié de trouver des solutions pour résoudre un problème d’organisation.

Conjuguer l’efficacité interne et externe de l’entreprise représente précisément l’enjeu de plus en plus d’entreprise, de petite ou de grande taille. Il suffit de consulter la presse quotidienne ou spécialisée pour en avoir une idée. Elle rappelle régulièrement que la réduction des effectifs et la formation sont toujours les clefs pour répondre aux effets destructeurs d’un plan social, ou au besoin compétitivité des entreprises. « La bonne méthode pour se maintenir dans l’emploi, dans la société du travail, c’est se former. La bonne méthode pour adapter son entreprise aux exigences du marché, c’est la formation. »

Former, se former… est ce là plus précisément qu’il faut chercher ? La formation, ses principes, ses éléments conceptuels permettent-ils de comprendre comment se justifie une nouvelle organisation du travail quand il s’agit de justifier ses pratiques par la recherche permanente de l’efficacité sociale, économique et financière, le tout confondu , et par la même, le maintien d’un lien social durable, de la cohésion sociale, et surtout d’un sens significativement acceptable là où l’anomie pourrait prendre le pas. En pratique la formation est un processus qui utilise des méthodes pour conduire aux changements, pour passer d’une situation A à une situation B en donnant un sens nouveau aux actions à engager.

En fait, tout cela alimente, dans le cadre de notre réflexion, l’intuition d’une formation devenue un élément du discours des entreprises qui justifie, et l’organisation et le discours lui-même.  Nous pourrions être confrontés à une « formation permanente », comme méthode sociale qu’il conviendrait de définir. Elle conduirait à produire, de manière permanent et récurrente, un autre sens au vivre ensemble, conforterait la cohésion social, dans le domaine particulier du travail et du développement économique des entreprises.

En trente ans, le monde du travail a évolué considérablement mais la réalité, toujours capitaliste, prend aujourd’hui une autre forme. La valse des entreprises sous prétexte de manque de profitabilité (alors que leur activité est rentable), ou de réponse efficace à la crise économique mondiale, jalonne le quotidien des salariés. Notons que dans le secteur public, depuis la loi de 19 janvier 2007 sur la recherche de performance dans les administrations est aussi le prétexte à la réduction des emplois au bénéficie de la performance à ceci prêt que cette performance de concerne pas l’augmentation de la profitabilité mais la réduction de la dette (qui représente une autre forme d’immobilisation).  Alors comment réinscrire le mot travail dans la réalité actuelle ? Comment dans de telles conditions percevoir son avenir professionnel, et citoyen ? Comment se maintenir dans le travail quand il ne s’agit plus seulement de bien faire ce qui est demandé ? Comment agir alors que les enjeux des entreprises privée ou publiques ne sont plus directement liés au quotidien ? Voilà les questions qui hantent le salarié aujourd’hui quand il rejoint son entreprise.

La crise financière puis économique qui jalonne notre histoire récente précise deux aspects de cette autre réalité :

  • dans l’entreprise, tout est incertitude et tout se vit dans le moment, qu’il s’agisse de sa relation aux autres salariés ou qu’il s’agisse du sens que les salariés donnent à leur activité. Avec la crise de la dette en Europe de 2011, cette réalité tente de s’imposer aux administrations.
  • les « Patrons » demandent toujours plus d’autonomie, de prise d’initiative, et de responsabilité à tous les niveaux (prestataires, voir certains salariés), sans offrir de garantie en contre partie. Ils reportent le risque y compris sur le salarié individuel (les grand groupe reçoivent des aides, les PME déposent leur bilan et les salariés sont licenciés)

Cette autre réalité, construite sur un changement permanent des repères, des références, des enjeux appelle une autre vision du monde du travail. « Former et se former » semble devenir un élément de langage récurrent des processus d’adaptation aux aléas du marché, à la demande d’efficacité des organisations. Dans et par le discours nous avons affaire à une banalisation de l’instabilité sociale et à l’injonction de la formation tout au long de la vie même si cette dernière suscite encore quelques résistances.

Oui, mais alors, comment l’individu qui vit ou survit de son activité salariée va pouvoir s’adapter à cette évolution, comment s’exprime les nouvelles formes de l’équilibre social produites par ce changement profond ? C’est questions reste en suspend. Cherchons à comprendre « Comment et par quoi l’évolution de l’efficacité de l’entreprise, des administrations, modifie la relation des salariés, des agents à leur travail et fait de la formation un élément structurant du vivre ensemble ?»


[1] Si les PME tardent à adopter cette vision, elles y adhèrent en devenant les prestataires des donneurs d’ordre qui en font la promotion. C’est l’exemple donné par la production automobile quand de grands groupes contraignent leurs filiales et leurs réseaux de prestataires à s’adapter à leurs propres exigences, quand ils fixent en amont, des prix d’achat en baisse qui les obligent à une réduction importante de leur masse salariale. Du coté des plus grandes entreprises, nous retiendrons l’action des fonds de pensions ou de placement quand ils investissent une entreprise pour augmenter leur profit.  Dans la plus part des cas, ils vendent et replacent sur le marché les valeurs immobilières (ils louent le siège social qu’ils ont vendu), ils réduisent leur stock, ils externalisent tout ce qui ne concerne pas l’aspect stratégique et appliquent une réorganisation des ressources et des relations humaines dans l’entreprise. Les entreprises cotées en bourse, les sociétés anonymes appliquent aussi ces méthodes avec des exigences de réactivité généralement plus importante.

Publié dans Economie, Education, Sociologie | Pas de Commentaire »

L’égalité pour l’éducation: une scolarité obligatoire de 3 à 18 ans

Posté par paulbesombes le 3 juillet 2009

Je crois que l’accès à l’école et, plus largement, à l’éducation est inégale. Les dimensions sociales,  économiques, culturelles , historiques (personnelles et collectives) d’intégration initiales sont déterminantes. Elles conditionnent dans la plus part des cas la relation que l’élève va entretenir au monde scolaire et aux apprentissages qui y sont liés. Cela concerne directement l’avenir du jeune comme futur citoyen. 

Il faut que l’école invente des moyens pour réduire les inégalités  d’origine et donne la  capacité à chacun de réaliser l’objectif qu’elle se fixe. Je pense ici à la proposition de Thélot qui dit que « la mission première de l’école est d’assurer la maîtrise des connaissances, des compétences et des règles de  comportement qui devraient permettre à tous, non seulement de s’insérer professionnellement et socialement, mais aussi de continuer à apprendre tous au long de la vie » ?

L’objectif premier de l’école, c’est un travail sur le langage orienté par l’accès à ses formes académiques. Il se réalise à condition de fournir des méthodes accessibles aux élèves, à condition de comprendre comment se construit le sens et plus encore leur sens. Plus l’élève est éloigné du langage académique plus les méthodes semblent complexes. Les inégalités d’origine conditionnent donc l’action éducative.

Nous ne pouvons pas dissocier l’école d’une l’éducation  plus globale qui intègre tous les temps de  l’enfant. L’accueil collectif des enfants de 0 à 6 ans par des personnels d’éducation (former aux métiers de l’éducation et à l’accompagnement pédagogique) est déterminant de ce point de vue. Nous ne pouvons penser la mission de  l’école sans avoir penser les moyens à mettre en œuvre, sur cette période de la vie de l’enfant, pour réduire les inégalités d’accès à l’éducation. La vrai difficulté se situe dans l’accès au sens commun. Dans l’école, il est le sens académique et nombreux sont les élèves qui en sont éloignés eu égard à leur socialisation extra-scolaire (construite avant leur entrée dans l’école). Pour comprendre la même chose (idée, comportement, objectif) ils doivent acquérir un capital de connaissances, des références identiques. L’école travaille à cela. Mais que faire quand les élèves n’associent pas la même image aux mots utilisés pour verbaliser une situation, une idée, une action ? 

La première étape consiste à reconnaître que le travail est plus important pour certains élèves et que les inégalités sociales d’origine conditionnent les actions à mener. C’est pourquoi  nous sommes nombreux à affirmer qu’une scolarisation précoce (elle évite l’écueil des mauvaises habitudes…).  et un accompagnement adapté est nécessaire La création d’un service public de la petite enfance adoptant comme principe l’éducation et la scolarité obligatoire à trois ans dans des maternelles deviennent incontournables. La deuxième étape consiste à reconnaître la capacité de chaque élève à devenir acteur de sa formation (être formé et se former). Il faut lui fournir des méthodes explicites pour construire ses savoirs (des savoirs qui vont faire sens pour lui). Sans un accès égal au langage rien n’est possible et pourtant les méthodes seront utiles tout au long de l’éducation et de la formation. 

Le questionnement , le positionnement réflexif et l’évaluation (évaluer et s’évaluer)  sont les plus efficaces ;  ils permettent de dire le qui, le quoi, le comment, le où , le quand et surtout le pourquoi. Il donne du sens à l’action pour l’élève et pour l’enseignant. L’éducation est une action sociale qui produit un sens et un agir commun. Je pense ici à l’action sociale et  au sens subjectivement visée décrit dans la sociologie de weber. Les élèves doivent s’approprier les connaissances, des compétences et des règles de  comportement que l’école leur fournit. Il s’agit là d’un jeu relationnel dans lequel les savoirs constituent le socle du sens socialement partagé.

Ces savoirs ne peuvent  plus être figés et le socle de connaissances communes doit s’adapter aux évolutions du monde. Tout change au jour le jour et les exigences d’hier ne sont plus celles d’ aujourd’hui. L’enjeu reste cependant le même : créer les conditions du vivre ensemble, les uns avec les autres et pas les uns contre les autres. L’idée de Nation doit être maintenue même si son territoire évolue et s’étend aujourd’hui au frontière de l’Europe.

Nous avons parler des apprentissages des plus jeunes, maintenant parlons de ceux qui concernent les élèves avant leur entrée dans la vie professionnelle. Actuellement en France la scolarité est obligatoire jusqu’à 16 ans. Les apprentissages des connaissances, des compétences et des comportements utiles pour l’insertion professionnelle sont variables. Ils dépendent des orientations et les capacités financières, sociales, culturelles, historiques de chacun.

Le collège unique dans sa présentation est la base de l’insertion sociale et professionnelle partagée par tous (si l’on exclut les 18 % qui sortent du collège sans le diplôme national du brevet). Pour le coup, les outils d’accès à l’apprentissage des savoirs professionnels sont acquis par une majorité (en théorie), mais l’apprentissage des connaissances, des compétences et des règles de  comportement qui doivent permettre à tous de s’insérer professionnellement,  mais aussi de continuer à apprendre tous au long de la vie, sont variables et prennent des formes très différentes. Elles sont, plus généralement, le résultat d’un processus de différenciation sociale qui sert, le plus souvent, ceux qui évoluent en toute sécurité (sûreté d’un capital social, économique, culturel, historique)  dans le système éducatif français.

La Nation comme le prévoit le préambule de la constitution de 46 doit fournir à chacun les outils qui vont lui apporter la garantie de l’accès au travail. Cette sûreté ne peut supporter des différences et des inégalités dont l’expression la plus inacceptable est l’exclusion de longue durée du travail. Certes nous parlons maintenant de l’accès à l’emploi ou encore à l’activité professionnelle, mais nous ne devons pas céder à la tentation qui nierait le rôle essentiel du travail : Fournir les moyens financier pour assurer sa citoyenneté (se nourrir, se loger, se former, assurer la survie de ses descendants et ascendants…).

Les choses ont évolué dans le temps et la formation initiale pour l’accès au travail doit intégrer sa complexification et offrir à tous les compétences nécessaires à une insertion professionnelle durable. Les apprentissages du collège inscrits dans la scolarité obligatoire ne suffisent plus. Il faut étendre la scolarité obligatoire à l’acquisition du premier niveau  des savoirs , compétences et comportements  pour l’insertion professionnelle. Il faut donc allonger la scolarité obligatoire de 2 ans en pensant, qu’en complément de l’offre scolaire actuelle, l’apprentissage scolaire peut se développer sous des formes qui restent à construire.

Une scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans me semble nécessaire. Cela peut s’inscrire dans un lycée des qualifications qui réaffirmerait le principe d’égalité républicaine pour l’accès au travail durable et à la formation tout au long de la vie. C’est la condition pour garantir à chaque citoyen la sûreté. Cette disposition vient en complément de l’accueil obligatoire en maternelle dès 3 ans. Elle sert l’idée de réduire les inégalités d’accès à l’éducation pour la vie sociale et professionnelle, c’est de mon point de vue une condition pour que la liberté des uns et des autres augmente.

Publié dans Education | Pas de Commentaire »

490 millions d’européens, dans 27 pays: le 7 juin votons pour une Europe Socialiste

Posté par paulbesombes le 28 mai 2009

490 millions d’européens, dans 27 pays vont être réunis dans l’action le dimanche 7 juin 2009 pour désigner leurs représentants au parlement européen. C’est un symbole fort pour ce grand projet qui représente l’union des hommes et des territoires en Europe.Inscrits dans cette dynamique les 27 Partis Socialistes des 27 Pays se sont rencontrés pour écrire un projet commun : le Manifesto. Il est le signe de la solidarité et du rassemblement d’un parti politique aux dimensions européennes. Il est le socle commun pour gérer autrement l’Europe des citoyens.

Ce projet a obtenu l’adhésion de tous les futurs députés socialistes européens. Il s’oppose, dans le fond et dans la forme, aux propositions de la droite libérale européenne qui préfèrent la concurrence entre les hommes et les territoires.

Etre de Gauche et être de droite, ce n’est pas la même chose, surtout lorsque l’on gouverne un territoire aussi vaste que l’Europe. Le libéralisme a fait la preuve de ses limites. Il nous a nous conduit dans cette crise qui n’aurait pas eu d’issue acceptable sans les effets correcteurs de la régulation et l’investissement public. Aujourd’hui, les choix qui sont faits ne règlent en rien la nature des règles qui a engendré la situation : la mise en concurrence qui détruit l’emploi et le lien social au nom du profit. Si les bourses se rétablissent, les hommes perdent un peu plus chaque jour le lien qui les unit à l’entreprise. Les conditions qui devraient leur permettre d’exercer librement leur citoyenneté ne sont plus réunies.

Solidarité contre Concurrence, c’est le choix qu’ont fait les 27 partis socialistes de 27 pays européens unis dans l’action pour gouverner autrement l’EUROPE :

Deux choix pour en faire la preuve :

  • un salaire minimum dans tous les pays de l’Europe pour éviter les délocalisations
  • 2% au lieu des 1,3% actuel du PIB pour financer les actions de solidarités sur tous les territoires

Le 7 juin votons pour le Parti Socialiste, parce qu’il a une dimension européenne (pour l’Europe, ça tombe bien ! ). Il n’est pas une particularité locale, c’est important de le dire. Son projet et ses méthodes sont conformes au besoin de solidarité dont ont besoin les citoyens européens pour continuer à vivre librement ensemble, pour construire un avenir commun et durable.

Lisez le Manifesto

Publié dans Europe | Pas de Commentaire »

L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous ! Appel de 25 organisations

Posté par paulbesombes le 12 décembre 2008

 Je relais cet appel.  Chacun  doit  informer son entourage sur les risques actuels qui menacent l’avenir des jeunes . Le Gouvernement de Sarkozy veut décrédibiliser le service public d’éducation en utilisant la désinformation au nom du bon sens. Ne nous laissons pas leurrer. L’école publique est notre patrimoine commun, elle nous donne accès à la citoyenneté et consacre le vivre ensemble.

L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous !

Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction, réalisé quotidiennement par notre École ?

Cette Ecole publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».

Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue.

Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ? Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des habillages, ne voit dans l’Education qu’un moyen d’économiser. Plus que tout discours, la préparation du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !

Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.

Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’Education. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.

De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix.
Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’Education est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’Education dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’Education dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !

Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion, agissons sans attendre !

Après le 19 octobre, la mobilisation continue !
- 
Lire le communiqué de presse du 22 octobre
- Envoyez une lettre à votre député et votre sénateur
- Lire l’appel à mobilisation pour la journée nationale d’action du 10 décembre



Les organisations à l’initiative de cet appel :
AFL – Cé – CEMEA – CRAP-Cahiers pédagogiques – EEDF – FAEN – FCPE – FEP-CFDT – FERC-CGT – FGPEP – FIDL – FOEVEN – Les FRANCAS – FSU – GFEN – ICEM-pédagogie Freinet – JPA – La Ligue de l’Enseignement – Fédération Léo Lagrange – OCCE – SGEN-CFDT – SUD Education – UNEF – UNL – UNSA Education



Les organisations qui soutiennent cet appel :
AEAT – AFPEN – AGEEM – AMUF – ANATEEP – APBG – APSES – APKHKSES – ATTAC France – CFDT – CGT – CMR – CNAJEP – CNAL – CSF – FFMJC – FNAME – Bureau national FNAREN – FNDDEN – FNFR – LDH – MRAP – PRISME – Solidaires – UDPPC – UFAL – UNSA

Publié dans Education | Pas de Commentaire »

La crise économique: Les solutions de la Gauche ne sont pas celles de la droite

Posté par paulbesombes le 26 novembre 2008

Je laisse ici la parole à Laurent Fabius parce qu’il sait dire à quel point la Crise que nous vivons actuellement est d’abord une crise politique et sociale: la volonté d’accroître la profitabilité hors de toute proportion acceptable par ceux qui vivent du fruit de leur travail. La bataille sur les solutions doit aborder les réponses internationales en imposant l’idée que l’épargne est nécessaire et qu’accroitre l’endettement n’est plus envisageable . Elle se doit de placer le projet de civilisation soutenu par l’Europe au coeur de la scène internationale parce qu’il offre une alternative à l’impéralisme des toutes puissances  parce qu’il permet une refondation du multéralisme . Elle doit aussi remettre en cause nationalement les propositions clientélistes du gouvernement pour donner plus de moyen à ceux qui consomment pour vivre (augmentation des salaires et des retraites ). Retennons parmis les dispositifs à mettre en place cette proposition de créer des Comités Départementaux de l’emploi dirigés par les préfet . Enfin, dans ce discours, Laurent Fabius montre l’essentiel en parlant de l’autocratie de notre président en en utilisant la formule « Gouvenement du président, par le président, pour le président ». Nous devons réflechir au moyen de réhabiliter notre constitution qui dit « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Méditons sur nos moyens d’actions, il y a urgence!!!  http://www.dailymotion.com/video/k6HTk7YM5ulClWQlFC

Publié dans Economie, Prise de position | Pas de Commentaire »

Relation Famille-Ecole et réussite scolaire

Posté par paulbesombes le 20 novembre 2008

La relation Famille-Ecole apparaît comme un élément essentiel de la lutte contre l’échec scolaire en ce sens qu’elle peut faire références aux notions d’exclusion sociale et pédagogique sans mettre en avant la stigmatisation. Ainsi, l’enfant dans son environnement deviennt les références qui permettent de comprendre que les conditions d’accès à l’éducation sont variables et parfois très différentes. Dès lors, savoir que les  parents ont mal vécu leur relation à l’école (il en garde une mauvaise image)  ou que les enseignants ne connaissent pas les conditions de vie de leurs élèves permet une meilleure compréhension de ce qui se passe. L’amélioration de la qualité de cette relation semble devenir un enjeu.

Plusieurs leviers peuvent être exploité, le premier concerne la levée des a priori. Il faut que les parents renouent le dialogue avec les enseignants à tous les niveaux, qu’il s’agisse des représentants des parents d’élèves en leur donnant un vrai statut, mais aussi les parents d’une manière générale. Une participation à des actions pédagogiques comme celles qui concernent la prévention en matière de santé ou l’éducation à la citoyenneté peuvent être envisagées. Il faut aussi organiser des rencontres pour permettre à la communauté éducative de connaître et de comprendre l’environnement familial des élèves et, en même temps, communiquer pour montrer à l’extérieur de l’école ce qui se vit à l’intérieur. La réalisation d’un film, d’une bandes dessinées, d’un journal télévisé orchestrés par les élèves , peut servir de support à une telle démarche.

Le deuxième levier concerne la coopération parents-enseignants pour l’acquisition des méthodes pédagogiques. Elle est, selon Gilles Monceau, une démarche complexe qui devient réalisable à la condition de mobiliser des méthodes actives, une reconnaissance des uns et des autres ainsi qu’une volonté pratique d’identifier et de lever les résistances. Pour les enseignants et l’école une véritable volonté politique s’impose. Pour le parent, il faudra jouer le jeu de l’institution, négocier avec les enseignants, saisir les opportunités. Quoi qu’il en soit, l’objectif reste de montrer comment « faire faire » aux enfants sans faire à leur place.

La qualité de la relation Famille-école est un facteur déterminant de la réussite scolaire parce qu’elle engage sur l’intégration des objectifs des uns et des autres, sur la possibilité de créer un sens commun qui devrait permettre à l’élève, notamment celui qui est en difficulté, d’assurer ses repères. L’améliorer est un préalable pour mieux vivre l’école et ses exigences.

Publié dans Education | Pas de Commentaire »

Le parlement déborde d’activité pendant les vacances

Posté par paulbesombes le 4 septembre 2008

Une session extraordinaire du parlement a été ouverte le mardi 1er juillet 2008 et close le mercredi 23 juillet 2008 par décret du président de la République.  Elle a adopté définitivement 18 textes, soit 10 projets de loi et 8 traités et conventions, ainsi qu’une proposition de résolution européenne (relative à la politique commune de l’immigration). Les projets de loi adoptés définitivement au cours de cette session sont les suivants:
- Archives,
- Archives du Conseil constitutionnel;
- Contrats de partenariat;
- Droits et devoirs des demandeurs d’emploi;
- Droit d’accueil pour élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire obligatoire;
- Loi de règlement des comptes et rapport de gestion pour l’année 2007;
- Modernisation des institutions de la Ve République (Projet de loi constitutionnelle);
- Modernisation de l’économie;
- Rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail;
- Responsabilité environnementale.

Comme vous pouvez vous en rendre compte nos parlementaire ont largement débatu sur des sujets importants moins accessible au citoyen du fait même de la période des Vacances Scolaires.

Au moins dans un an nous pourrons avec le nouvel article 11 de la constitution initier une proposition de loi….

Publié dans Le saviez vous | Pas de Commentaire »

12345...7
 

mauritanie20 |
Vers la 6eme république ! |
Poletudiant |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | l'avenir vue par un militan...
| LCR Section Calaisienne
| THE DODIBLOG